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33 personnes atteintes de la COVID à l’Établissement de détention de Sherbrooke

L'affiche de l'établissement de détention de la prison Talbot, à Sherbrooke.

L'éclosion de COVID-19 à l'Établissement de détention de Sherbrooke prend de l'ampleur. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'éclosion de COVID-19 à l'Établissement de détention de Sherbrooke prend de l'ampleur. Selon le CIUSSS de l’Estrie-CHUS, le milieu compte maintenant 33 cas positifs. La situation préoccupe grandement le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec.

Selon son président national Mathieu Lavoie, la COVID peut en effet faire des ravages quand elle entre dans un établissement carcéral.

« Dans une prison, la COVID, quand ça rentre, c’est très difficile à faire sortir compte tenu de la promiscuité des lieux, et souvent d’une mauvaise ventilation [...]. Quand la COVID s’invite à l’intérieur des murs, ça dure plusieurs jours, plusieurs semaines des fois. »

— Une citation de  Mathieu Lavoie, président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec

Les employés doivent aussi intervenir de manière rapprochée auprès des personnes incarcérées, ce qui les met à risque d'attraper la COVID, souligne M. Lavoie. Il ajoute qu’un moins un agent a été infecté depuis le début de l’éclosion à Sherbrooke.

Le président syndical dit craindre que d'autres membres du personnel soient touchés, alors que le milieu carcéral vit un manque d’effectifs. Au cours des 18 derniers mois, environ 200 agents ont quitté leur poste, selon lui. 

Si le personnel des centres de détention attrape la COVID et doit se mettre en isolement, la pression sur les équipes risque d’être encore accentuée, avance Mathieu Savoie.

Ça vient mettre encore plus de pression sur le personnel, sur le temps supplémentaire, sur le temps supplémentaire obligatoire, qui est un véritable fléau depuis plusieurs mois, déplore-t-il.

Un détenu transféré à l'origine de l’éclosion, selon le Syndicat 

Selon le Syndicat, un détenu asymptomatique transféré de Rivière-des-Prairies vers Sherbrooke serait à l'origine de l'éclosion. Ces informations n'ont toutefois pas été confirmées par la Santé publique. 

Mathieu Lavoie croit que certaines mesures sanitaires qui encadraient le transfert de patients entre les établissements ont été relâchées dans les derniers mois. 

Il y a eu une intervention rapide de la santé publique de l’Estrie [quand l’éclosion a commencé], selon ce qu’on a vu avec des tests de dépistage. Il y a aussi une clinique de dépistage pour les agents qui sont volontaires à y aller. Je pense que c’est essentiel, mais il faut aussi s’assurer qu’il n’y a pas de mouvement entre les secteurs et les établissements qui sont en éclosion, soutient-il.

M. Lavoie indique ne pas avoir accès aux données sur le taux de vaccination des détenus. 

Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau

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