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Faible revenu : des organismes plaident pour un tarif spécial pour le transport en commun

Une affiche de la Société de transport de Trois-Rivières avec un autobus en arrière plan.

La Société de transport de Trois-Rivières lancé son nouveau réseau le 7 juillet 2019.

Photo : Radio-Canada / Sébastien St-Onge

Radio-Canada

Des organismes communautaires de Trois-Rivières unissent leurs voix pour demander aux candidats aux élections municipales que les ménages à faible revenu puissent bénéficier d’un tarif spécial pour le transport en commun.

Ce qu’ils appellent une tarification sociale serait d’au moins 50 % des tarifs réguliers de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR).

Le coordonnateur du regroupement d’organismes, Marc Benoît, explique que cette mesure aiderait des familles à joindre les deux bouts, et des chercheurs d’emploi à se déplacer en ville.

Les gens ont besoin en réalité de motivation pour l’utiliser. Donc on peut les forcer, ça ne marchera pas évidemment. Mais si on réduit les coûts comme la tarification sociale, là on va attirer les gens. […] On leur dit : "Comment on peut vous inciter à l’utiliser? Et en plus ça va peut-être vous aider à trouver un emploi et à le maintenir", dit-il.

« Ça devient prohibitif au niveau des finances mensuelles tout simplement. »

— Une citation de  Marc Benoît, coordonnateur du regroupement d’organismes communautaires

La STTR a déjà budgété un peu plus de 200 000 $ pour ajouter une tarification dite sociale, dont les titres seraient escomptés à 40 %. Mais elle devra faire approuver son budget par le nouveau conseil municipal après les élections.

Déjà, cette mesure reçoit l’appui des deux principaux candidats à la mairie.

C’est non seulement quelque chose qu’on mettrait de l’avant, mais c’est déjà quelque chose qui est dans les cartons, qui est déjà planifié. Il restera au conseil à l’entériner, mais on est déjà dans cette direction-là, assure Jean Lamarche.

Ça va de soi d’offrir ça en 2021, pour permettre aux gens de se déplacer à Trois-Rivières, indique pour sa part Valérie Renaud-Martin.

Registre de prix des loyers demandé

Les organismes en ont profité pour demander qu’un registre des prix des loyers soit mis en place afin d’atténuer la crise du logement, qui cause la hausse des loyers à Trois-Rivières, selon eux.

Pour nous, l’instauration d’un registre des loyers est une solution qui permettrait effectivement de redonner un certain pouvoir aux locataires, d’aller valider le prix que l’ancien locataire payait par exemple pour pouvoir le contester. Jusqu’à aujourd’hui, la seule et unique solution qui existe pour ces gens-là, c’est la clause G, qui n’est souvent pratiquement jamais remplie par les propriétaires, la section G du bail qui sert un peu à ça, fait valoir la coordonnatrice d’InfoLogis, Carol-Ann Côté.

Avec les informations de Marc-Antoine Bélanger

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