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Manifestation contre les bleuetières : l’absence des élus de Tracadie remarquée

Le maire de Tracadie Denis Losier

Le maire de Tracadie Denis Losier n'a pas participé à la manifestation.

Photo : Radio-Canada/ Héloïse Bargain

Bien qu'invités, la grande majorité des élus municipaux de Tracadie ont préféré ne pas participer à la manifestation de dimanche dernier contre l'exploitation de nouvelles bleuetières sur l'ancien champ de tir, propriété de la province.

Le maire de Tracadie, Denis Losier, assure que les élus municipaux étaient libres d'assister ou non à la manifestation.

En plus du député local, Keith Chiasson, et du député de Kent-Nord, Kevin Arseneau, une seule membre du conseil municipal a assisté à l'événement, organisé par le Club Chasse et Pêche de Tracadie.

Trois manifestants.

Des manifestants bravent la pluie pour participer à un rassemblement dans le but de dénoncer l'exploitation de champs de bleuets sur l'ancien champ de tir de Tracadie.

Photo : Radio-Canada

Seule la conseillère municipale Joanne Doiron, qui réside à Leech, où a eu lieu la manifestation, s'est rendue sur place.

Et elle l'a fait un peu sur la pointe de pieds et elle ne veut pas accorder d'entrevue.

Elle reconnaît qu'elle s'est volontairement montrée très discrète et qu'elle voulait simplement entendre les préoccupations des opposants à l'exploitation de nouvelles bleuetières.

Absence remarquée

L'absence de la presque totalité des élus municipaux n'est pas passée inaperçue. Des citoyens ont exprimé leur déception sur les réseaux sociaux et laissé entendre que les élus ne voulaient sûrement pas se mettre le gouvernement provincial à dos.

Le vice-président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, Serge Brideau, qui a travaillé à l'organisation de cette manifestation avec le Club chasse et pêche, assure que plusieurs personnes ont relevé l'absence des élus municipaux.

Serge Brideau.

Serge Brideau lors de la manifestation contre les bleuetières à Leech près de Tracadie.

Photo : Radio-Canada

Il y a beaucoup de gens à la manifestation qui sont venus me parler de vive voix et j'ai reçu quand même plusieurs messages de gens qui sont mécontents, affirme-t-il.

« La ville a plus de contacts politiques que le Club chasse et pêche. Elle devrait être en avant. »

— Une citation de  Serge Brideau, vice-président de la SANB

Il considère que la municipalité de Tracadie manque de leadership puisqu'il s'agit d'un gros dossier qui préoccupe plusieurs citoyens.

Pas nécessairement de mot d'ordre

Le maire, Denis Losier, rappelle que le conseil municipal a déjà fait part de ses préoccupations, il y a quelques mois, en envoyant une lettre au gouvernement provincial pour signifier que la municipalité n'est pas en accord sur le nouveau projet de transformer une partie de l'ancien champ de tir de Tracadie en terrain pour la culture de bleuets.

Il n'y avait pas nécessairement de mot d'ordre de ne pas aller à la manifestation, affirme-t-il. Ce n'était certainement pas l'optique du conseil.

Une affiche qui marque le début du territoire de l'ancien camp militaire.

L'ancien champ de tir de Tracadie est vaste territoire

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Le maire évoque également ce qu'il appelle « le contexte ».

On avait été invité pour une date qui était bien avant en fin de semaine dernière, indique-t-il. C'est peut-être la température qui a fait en sorte qu'il n'y avait pas autant de monde du conseil. Je sais qu'il y a une représentante du conseil qui est allée faire un tour.

Mais, Serge Brideau a une version des faits qui contredit celle du maire.

« Ça m'a fait un peu sourciller, disons, parce que [le maire] a été invité deux fois. »

— Une citation de  Serge Brideau, vice-président de la SANB

Mathieu Allard, du Club chasse et pêche de Tracadie, avait envoyé une lettre pour la première manifestation [prévue le 10 octobre], explique-t-il. En raison des règles contre la COVID-19, on n'a pas eu le choix de remettre cette manifestation. Mais, on n'a jamais eu de réponse à la première lettre.

La question des routes

Serge Brideau assure qu'il a ensuite téléphoné à l'hôtel de ville, vendredi dernier.

Monsieur Denis Losier m'a rappelé ce jour-là, poursuit-il. Il m'a dit que ce serait impossible pour lui de se prononcer publiquement à ce sujet parce que la ville est en négociations dans plusieurs dossiers, entre autres les routes. Il a ajouté qu'une conseillère, Joanne Doiron, allait probablement se rendre à la manifestation.

La question des responsabilités dans la gestion des routes de la municipalité est l'objet de pourparlers entre Tracadie et le gouvernement provincial.

Denis Losier debout dans la salle du conseil municipal.

Denis Losier, maire de Tracadie

Photo : Radio-Canada / René Landry

On a beaucoup d'intérêt à placer sur des dossiers municipaux, souligne le maire Losier. Il y a les routes, nos infrastructures qui sont à rénover. On parle depuis deux ou trois ans de la rue principale; on doit faire des réparations. Il y a notre aréna, notre piscine. On a beaucoup de temps à consacrer sur des dossiers importants.

Denis Losier croit que c'est au député local, le libéral Keith Chiasson, de prendre l'initiative pour s'assurer que la population soit bien informée sur le débat autour de l'ancien champ de tir, un dossier provincial, insiste-t-il.

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