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Le projet à la prison de Chicoutimi coûtera 15 M$ plutôt que 11 M$

Une clôture bloque l'accès au chantier de la prison.

Les travaux de démolition d'une partie de l'ancienne prison de Chicoutimi sont amorcés.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Radio-Canada

La démolition d'une partie de la vieille prison de Chicoutimi, pour faire place au futur Centre de santé mentale l'Équilibre, a débuté lundi. Le chantier de construction coûtera plus cher que prévu, soit 15 millions de dollars plutôt que les 11 millions annoncés au printemps.

Le tout devrait être terminé à la fin de l'année 2022, soit au moins six mois plus tard que le plan initial.

Le dossier est particulièrement complexe parce qu'il s'agit de sauver une partie d'un bâtiment patrimonial construit en 1928. Il faut également désamianter l'édifice.

Tous les murs et plafonds sont en plâtre amiante, donc il faut tout retirer ces matériaux-là. Et les moisissures et tous les autres contaminants répertoriés, a expliqué Pascale Savard, chargée de projet pour Demex, une entreprise de démolition, de déconstruction et de recyclage.

Nous, dans le bâtiment, pour le projet, on conserve toute la structure de béton, ce qui est les dalles de béton, les colonnes, les poutres, a poursuivi Karyne Boily, gestionnaire du projet Hébergement Plus et directrice aux immeubles de l'Office municipale d'habitation du Saguenay.

Le Comité de démolition de la Ville de Saguenay s'est fait plus exigeant que prévu quant à la portion patrimoniale de la prison à conserver. On réutilisera ainsi des clôtures en acier âgées de 92 ans.

Dans le fond, c'est de la démolition plus sélective. Il faut faire des traits de scie, avec des plus petits équipements. C'est plus minutieux que quand on démolit complètement, a ajouté Pascale Savard.

Un mur de béton et une haute grille ceinturent la cour arrière de la prison.

La cour arrière de l'ancienne prison de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Tous les barreaux seront retirés et il faudra tout de même démolir une bonne portion de la façade pour créer un milieu de vie plus accueillant. C'est vraiment de petites fenêtres, puis des fenêtres qui sont quand même assez haut à partir du niveau du sol. Donc, pour des chambres, c'est inadéquat, a dit aussi Karine Boily.

Les plans prévoient ainsi l'aménagement de 46 chambres, dont huit pour un centre de crise, en plus des bureaux pour les intervenants en santé mentale et de la cafétéria.

Ils s'en vont dans cette chambre-là pour se calmer, prendre le temps de réfléchir. C'est vraiment une zone sécurisée. Il n'y a pas d'autres occupants qui vont pouvoir aller se promener à part les gens qui sont intervenants sur place, a précisé Karyne Boily.

À l'arrière de la prison, un mur d'enceinte de la cour arrière devrait être coupé pour en faire une terrasse. Il y aura aussi deux unités aménagées qui vont permettre aux utilisateurs à réapprendre à vivre en appartement.

On a annoncé la Maison des sans-abri la semaine passée [...] qui est de l'autre côté de la rue. C'est sûr que les intervenants de l'un vont sûrement aider l'autre, a indiqué pour sa part la députée de Chicoutimi et ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest.

La Maison d'accueil pour sans-abri de Chicoutimi déménagera au couvent des Servantes du Très-Saint-Sacrement.

D'après un reportage de Gilles Munger

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