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Une tournée pour sensibiliser les adolescents au port du casque à vélo

Des adultes tiennent des casques de vélo devant des enfants en marge d'une activité de sensibilisation.

Le directeur de la fondation Avec toute ma tête, Simon Poulin, le député Eric Girard, la ministre Andrée Laforest et Pierre Lavoie ont remis quelques casques aux étudiants du Pavillon Wilbrod-Dufour.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

Si le port du casque à vélo réduit considérablement les risques de blessures graves à la tête en cas d’accidents, il y a encore trop de jeunes qui décident de ne pas le porter. Avec la tournée Jamais sans mon casque de passage à Alma, lundi, l’organisme Avec toute ma tête veut s’attaquer à ce problème.

Entre 2016 et 2019, 41 % des jeunes âgés de 13 à 17 ans qui ont fait une chute à vélo ne portaient pas cet équipement de protection, selon les statistiques du Système canadien hospitalier d’information et de recherche en prévention des traumatismes.

Pour le directeur de l’organisme Avec toute ma tête, Simon Poulin, les adolescents sont les personnes les plus réfractaires au port du casque et il est crucial pour lui d’accomplir un travail de sensibilisation.

C'est documenté largement en pédiatrie : la couche résistante pour le non-port du casque à vélo ou en trottinette, ce sont les 12-17 ans. Un adolescent par définition, ça prend des risques, affirme-t-il.

Il est d’ailleurs bien placé pour parler de cette cause. Son fils a subi un grave accident en planche à neige, perdant l’usage de ses jambes, et sans son casque, les conséquences auraient été encore plus dramatiques.

S'il n'avait pas porté de casque, je n'avais plus de fils, il était en mort cérébrale. Le casque lui a sauvé sa tête et sa vie, lance sans détour Simon Poulin.

Enseignant en éducation physique au Pavillon Wilbrod-Dufour d’Alma, François Carrier croit aussi que les adolescents doivent être mieux informés sur l’importance du port du casque.

Quand ils quittent ou quand ils arrivent le matin, je pourrais dire qu'il y a un petit 20% que malheureusement ils ne portent pas le casque. Puis là je leur dis hey ton casque. Il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire, soutient celui est également conseiller municipal à Alma.

En 2021, l’organisme prévoit donner 9000 casques à des enfants provenant de familles à faible revenu.

Des ambassadeurs pour influencer les jeunes

La tournée Jamais sans mon casque s’est associée à des ambassadeurs dans chacune des régions du Québec où elle se rendra dans les prochains mois pour porter son message. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le triathlète et fondateur du Grand défi qui porte son nom, Pierre Lavoie, a accepté de jouer ce rôle.

Si vous vous cassez un bras, on peut le réparer, mais si vous prenez une débarque en vélo puis vous avez une commotion cérébrale, il y a des cellules qui vont s'anéantir pour la vie, a mentionné Pierre Lavoie,

Par ailleurs, la ministre responsable de la région, Andrée Laforest, a répété son désir d’implanter un centre d’hébergement de la Maison Martin-Matte pour les victimes de traumatismes crâniens avant la fin de son mandat, à l’automne 2022.

Selon un rapport de l’Institut national de santé publique (INSPQ), plus du quart des patients hospitalisés pour un traumatisme associé à la pratique du vélo au Québec, de 2007 à 2015, a subi une lésion cranio cérébrale.

D’après des informations de Laurie Gobeil

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