•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Saint-Pierre-et-Miquelon veut importer plus de marchandises depuis Terre-Neuve

Bernard Briand.

Le président du conseil territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon, Bernard Briand, croit qu'en important plus de fret depuis Terre-Neuve, le coût de la vie diminuerait pour les résidents de l'archipel.

Photo : Radio-Canada / Ted Dillon

Le président du conseil territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon souhaite signer un accord avec Terre-Neuve-et-Labrador sur le transport de marchandises.

À l’heure actuelle, la grande majorité des cargaisons transportées sur l’archipel français proviennent d’Halifax.

Toutefois, le président Bernard Briand souligne que l'achat de deux nouveaux traversiers et la rénovation du quai de Fortune, à Terre-Neuve, permettent désormais le transport des véhicules entre les deux territoires et jettent les bases du désenclavement des îles françaises.

Grâce aux nouvelles infrastructures, les marchandises pourraient être commandées et transportées vers l’archipel plus souvent et à plus faible prix, a-t-il affirmé, lundi, lors de son passage à Saint-Jean pour une réunion avec le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey.

Au lieu d’être alimenté une fois par semaine tout au long de l’année, on pourrait l’être quasiment quotidiennement, explique M. Briand, en évoquant les rotations quotidiennes entre Fortune et Saint-Pierre-et-Miquelon, une collectivité d'outre-mer française située à une vingtaine de kilomètres au sud de Terre-Neuve.

Lorsqu’un importateur émettra le souhait d’acheter directement à Marystown, à Grand Bank, à Burin, ou à Saint-Jean, vous allez avoir des coûts de transport moins importants.

Fret et francisation

Bernard Briand indique qu'il a rencontré Andrew Furey dans le but de créer un partenariat gagnant-gagnant avec le gouvernement provincial.

Ce que l’on veut, quand tous les verrous de cette pandémie seront enlevés, est de faire en sorte qu’il y ait un accord de coopération qui soit beaucoup plus fort, affirme-t-il, en précisant qu'il souhaite aussi que l'accord porte sur la francisation et les échanges scolaires entre les deux territoires.

Avant la pandémie, des centaines d’élèves et d’étudiants visitaient l’archipel chaque année pour apprendre le français. Mais Bernard Briand espère aussi accueillir davantage de fonctionnaires provinciaux pour des cours d'immersion.

L’objectif est de faire en sorte que quelques fonctionnaires ou plusieurs dizaines de fonctionnaires de la province de Terre-Neuve-et-Labrador puissent, au lieu de se déplacer sur Montréal, venir sur Saint-Pierre-et-Miquelon pour apprendre le français, affirme-t-il.

Andrew Furey.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, en point de presse, lundi.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Andrew Furey accueille favorablement les discussions, mais souligne qu’elles ne sont que préliminaires.

Nous nous intéressons aux idées. Le président Briand s’intéresse beaucoup à l’idée de tirer profit de cette voie maritime [entre Fortune et Saint-Pierre-et-Miquelon] et nous aimerions les aider à le faire, indique-t-il.

Les deux gouvernements ont travaillé ensemble au cours des derniers mois, notamment sur la réouverture de leur frontière aux touristes.

Le printemps dernier, la province a milité auprès d’Ottawa pour alléger les restrictions frontalières pour les visiteurs de l'archipel.

Depuis le 9 août, les Saint-Pierrais et les Miquelonnais doublement vaccinés peuvent entrer dans la province sans se placer en quarantaine.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !