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Audrey Bureau veut que Québec se penche sur le site d’enfouissement Cook

Grande affiche avec le logo de la ville de Gatineau.

Ancien site d’enfouissement Cook de la ville de Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

La conseillère municipale sortante, Audrey Bureau, a formulé une plainte contre la Ville de Gatineau et demande au ministère de l'Environnement du Québec de faire la lumière sur le site d'enfouissement Cook situé dans le secteur d'Aylmer à Gatineau.

Le site serait un important émetteur de gaz à effet de serre (GES), parmi les 100 plus importants au Québec, en raison notamment d’un système de captation de méthane inefficace selon ce que révélait Le Droit, la semaine dernière.

La conseillère se dit particulièrement préoccupée par le dossier depuis 2019, quand des résidents avoisinants lui ont signalé une présence de boue s’écoulant du dépotoir vers leur propriété.

Selon Audrey Bureau, la Ville de Gatineau détenait un rapport sur l'inventaire des GES et des difficultés au site Cook, sans en dévoiler le contenu aux conseillers municipaux.

En entrevue lundi à l’émission Les matins d’ici, elle indique que puisqu’il ne lui reste que peu de temps avant la fin de son mandat, le ministère de l'Environnement devrait se charger d’enquêter.

Dans la note de breffage transmise aux élus vendredi, on fait état d'une étude complétée en 2020 et de surveillance en 2019 et 2020. Je n'ai pas obtenu les copies de ces études. Il me reste beaucoup de questions à ce sujet, soutient Mme Bureau.

Audrey Bureau est photographiée devant un boisé

Audrey Bureau, conseillère sortante dans le district d'Aylmer.

Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

« Je pense que la personne la mieux placée pour faire le suivi du dossier et assurer que les normes environnementales et de santé publique seront respectées sera le ministère de l'Environnement. »

— Une citation de  Audrey Bureau, conseillère municipale sortante

La conseillère municipale demande que l’ensemble des documents, y compris les rapports annuels de surveillance, soient disponibles aux élus et au public.

En matière de protection de l’environnement, l’accès à l’information par l’ensemble des citoyens est un élément fondamental. Je demande à ce que les membres du conseil et la population aient accès à l’ensemble des documents dès maintenant, écrit Mme Bureau dans un communiqué partagé vendredi.

Selon la conseillère, il semble y avoir eu un laxisme dans ce dossier; certains indices qui permettaient de conclure à l’urgence d’agir existaient depuis 2015 et personne n’aurait agi au cours des années.

Un enjeu de campagne électorale

En point de presse lundi, le candidat à la mairie de Gatineau, Jean-François LeBlanc se dit d’accord à ce que le gouvernement du Québec fasse une enquête dans le dossier. Je pense qu'il y a eu un manque à ce niveau-là, soutient-il.

Il aurait fallu avoir un choix, mais je pense que le choix aurait dû venir au conseil municipal, que ça nous soit présenté, poursuit M. LeBlanc.

Si le conseil municipal avait dit oui ça coûte 2 millions, mais on ne choisit pas de ne pas le mettre là, ça aurait été un choix, [mais] le choix ne nous a pas été présenté, il y avait une problématique qui n’a pas été exposée.

Selon France Bélisle, autre candidate à la mairie de Gatineau, le site Cook est un symbole d'inaction de la part d’Action Gatineau en matière d’environnement. Elle a tenu ces propos devant l'entrée du site, lors d'un point de presse vendredi.

C'est le site qui pose un problème que je trouve inquiétant, qu'on ne soit pas capable d'avoir la transparence, de donner l'heure juste aux Gatinois. Et ça, c'est inacceptable et je pense qu'en soi, cela commande un changement de ton, un changement de garde, parce que le sérieux du pitch d'Action Gatineau en environnement pour moi, il est douteux.

Mme Bélisle se défend d’en faire un enjeu électoral. Je ne pense pas que c'est un élément qui est électoraliste. Moi, je trouve que c'est un élément de santé et de positionnement.

Si on est trop "nono" pour aller frapper à la porte du gouvernement dans un contexte de développement durable, d'environnement où il y a un paquet de programmes qui sont ouverts. On est en train de manquer le bateau, et clairement, on l'a déjà manqué, conclut-elle. Ce que je dis aux citoyens, [c'est que] je m'engage à pédaler deux fois plus vite pour des gens qui ont laissé ça dormir sur des tablettes.

Maude Marquis-Bissonnette, la cheffe d’Action Gatineau, qui espère remporter son pari et remplacer le maire actuel de Gatineau lors des élections municipales, a aussi pris position dans le dossier.

Ça prendrait 1,4 million de dollars pour faire les travaux pour s'assurer du captage des gaz sur le site Cook pour s'assurer de les rediriger vers un puits, pour soit les brûler en méthane, donc de transformer le méthane en CO2 ou de les distribuer pour capter les biogaz pour en faire la biométhanisation, soutient Mme Marquis-Bissonnette.

J'ai modifié mon cadre financier pour s'assurer qu'on se dégage la marge de manœuvre nécessaire pour faire les travaux sur le site Cook dès l'année 1 du mandat, annonce-t-elle.

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