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Une étudiante de l’Université du Manitoba crée un détecteur mobile du cancer du sein

Un appareil cylindrique avec des antennes disposées en rayons.

L’invention de Gabrielle Fontaine utilise des micro-ondes pour détecter le cancer du sein.

Photo : Gabrielle Fontaine

Radio-Canada

Étudiante de cycle supérieur en physique à l’Université du Manitoba, Gabrielle Fontaine élabore un détecteur de cancer du sein portatif. Elle souhaite aider à dépister rapidement les cancers dans des communautés isolées avant toute complication.

Mme Fontaine est originaire de la Première Nation Sagkeeng, à environ 100 kilomètres au nord-est de Winnipeg.

Sa recherche démontre que certains pays à faible et à moyen revenu qui ont des taux plus faibles de cancer du sein ont des taux de mortalité plus élevés. Elle attribue ce constat à l’absence de détection rapide du cancer.

Si on n’av pas accès à cette détection rapide [...] alors il est plus difficile de traiter ce cancer, lorsqu’il est finalement détecté, explique-t-elle.

L’invention de Gabrielle Fontaine utilise la technologie des micro-ondes. Des antennes disposées en cylindre émettent des micro-ondes, qui sont alors captés par d’autres antennes. L’information est utilisée pour créer une image.

J’ai immédiatement pensé que ce serait avantageux d’utiliser cela dans des communautés du nord et des collectivités autochtones ici au Canada, qui n’ont pas le même accès aux centres médicaux, comme nous avons ici, en ville, poursuit-elle.

Les micro-ondes sont moins puissants que des rayons X, et donc plus sécuritaires pour une utilisation répétée, indique Gabrielle Fontaine. Elle souhaite que la machine soit facile à utiliser.

Je l’ai conçue [la machine] pour que les femmes puissent l’utiliser par elles-mêmes sur elles-mêmes. Elles pourront insérer leur sein dans l’appareil, le faire fonctionner sur elles-mêmes, et grâce à l’intelligence artificielles, elles sauront immédiatement si elles ont une anormalité au sein, explique Mme Fontaine.

L’appareil n’a pas encore été testé sur des humains.

Gabrielle Fontaine indique qu’il sera utilisé dans des tests cliniques s’il arrive à déceler des anormalités dans des tissus imitant les tissus mammaires.

Avec les informations de Cory Funk

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