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Des élus américains demandent aux dirigeants d’Amazon s’ils ont menti au Congrès

Un employé marche vers un mur affichant le logo d'Amazon.

Le géant du commerce Amazon est largement critiqué pour ses pratiques commerciales.

Photo : Getty Images / Sébastien Bozon

Agence France-Presse

Un groupe de députés démocrates et républicains, membres du comité judiciaire de la Chambre des Représentants américaine, a adressé une lettre au patron actuel d'Amazon, Andrew Jassy, pour savoir si des dirigeants de l'entreprise, dont l'ex-PDG Jeff Bezos, avaient menti lors d'auditions parlementaires.

Ce courrier, daté de dimanche, fait suite à plusieurs articles de presse révélant que le géant du commerce en ligne utilise les données de vendeurs tiers au profit de sa propre gamme de produits et manipule les résultats des recherches, des pratiques auxquelles le groupe assure ne pas recourir.

Au mieux, ces enquêtes confirment que des représentants d'Amazon ont trompé le comité, écrivent les démocrates Jerrold Nadler, David Cicilline et Pramila Jayapal ainsi que les républicains Ken Buck et Matt Gaetz.

Au pire, ils démontrent que ces représentants ont pu mentir au Congrès, potentiellement en violation du droit pénal fédéral, poursuivent les élus qui réclament à Amazon de fournir des preuves à décharge permettant de corroborer des témoignages passés.

Les députés disent se réserver le droit de saisir le ministère de la Justice pour l'ouverture d'une enquête criminelle.

En plus de M. Bezos, qui a quitté son rôle de directeur général en juillet, la lettre mentionne le directeur juridique d'Amazon, David Zapolsky, son directeur juridique associé, Nate Sutton, et Brian Huseman, vice-président des politiques publiques.

Les quatre hommes ont témoigné ou échangé avec le Congrès entre 2019 et 2020 dans le cadre d'une enquête du comité judiciaire sur les pratiques concurrentielles d'Amazon, Facebook, Apple et Google.

Amazon et ses dirigeants n'ont pas trompé le comité. Nous démentons et cherchons à rétablir les faits au sujet des articles de presse imprécis en question, a réagi un porte-parole de l'entreprise dans une déclaration communiquée à l'AFP.

Comme nous l'avons mentionné par le passé, nous avons un règlement interne, qui va plus loin que celui de tous les autres détaillants que nous connaissons et qui interdit l'utilisation des données de vendeurs individuels pour développer des produits private label sur Amazon, a ajouté ce porte-parole.

Les produits private label (avec la marque du distributeur) permettent à Amazon de proposer sa propre gamme d'articles, à des prix souvent plus compétitifs que la concurrence.

L'entreprise a aussi réfuté les allégations selon lesquelles elle mettrait davantage en avant ses produits que ceux des autres vendeurs dans les résultats de recherche sur son site.

Nous concevons l'expérience de recherche de manière à ce que les clients trouvent les articles qu'ils veulent acheter, indépendamment du fait qu'ils soient proposés par Amazon ou l'un de nos partenaires de vente, assure le porte-parole du géant américain.

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