•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Chine dément avoir lancé un nouveau missile hypersonique

Des chars lanceurs de missiles défilent dans la rue.

L'armée chinoise exhibe ses nouveaux lanceurs de missiles supersoniques DF-17 lors d'un défilé militaire à Pékin en octobre 2020.

Photo : afp via getty images / GREG BAKER

Agence France-Presse

La Chine a démenti lundi les informations du Financial Times selon lesquelles elle aurait testé cet été un nouveau type de missile, mais Pékin a déclaré en revanche avoir procédé à un test de « véhicule spatial ».

Le quotidien britannique affirmait ce week-end que le géant asiatique avait lancé en août un missile hypersonique qui a fait le tour de la Terre en orbite avant de descendre vers sa cible, finalement manquée.

Un missile est dit hypersonique s'il peut se déplacer à très haute vitesse, généralement au moins cinq fois la vitesse du son. Il représente un défi pour les systèmes antimissiles adverses.

Cet essai était un test de routine d'un véhicule spatial, destiné à tester la technologie de véhicule spatial réutilisable, a assuré devant la presse Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Ces technologies, de plus en plus développées par les entreprises spatiales du monde entier, permettraient de réduire significativement les coûts des lancements spatiaux.

Pressé de clarifier s'il estimait que l'article du Financial Times était erroné, M. Zhao a répondu par l'affirmative.

La Chine a déjà présenté en 2019 un missile hypersonique, le DF-17. Cette arme de portée intermédiaire (autour de 2000 km), sous forme de planeur, peut porter des têtes nucléaires.

Le missile mentionné par le Financial Times, différent, pourrait atteindre l'espace, être placé en orbite, puis retraverser l'atmosphère avant de frapper sa cible. Sa portée serait ainsi bien plus grande.

Contrairement à un missile balistique dont la trajectoire de descente est prévisible, un missile hypersonique est manœuvrable, ce qui rend sa trajectoire difficilement prévisible et son interception difficile.

Un missile hypersonique russe Kinjal monté sous un chasseur MiG-31.

Un missile hypersonique russe Kinjal monté sous un chasseur MiG-31.

Photo : Reuters / Sergei Karpukhin

Outre la Chine, les États-Unis, la Russie et au moins cinq autres pays travaillent sur la technologie hypersonique, mais les progrès de Pékin dans ce domaine auraient pris le renseignement américain par surprise, selon le Financial Times.

Interrogé ce week-end, le porte-parole du département américain de la Défense n'a pas fait de commentaire sur les détails de l'article, mais a exprimé ses inquiétudes concernant le développement militaire de la Chine.

Selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), les États-Unis disposaient en janvier 2021 de 5550 armes nucléaires, contre 350 pour la Chine.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !