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L’environnement, enjeu de campagne sous la pression des citoyens

Un groupe de personnes marche dans un boisé. On les voit de dos.

La pandémie a incité beaucoup de monde à se promener en pleine nature pour s'aérer l'esprit.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Turgeon

Les candidats aux élections municipales multiplient les annonces pour améliorer les services, entretenir les infrastructures. Ils s’aventurent même sur le chemin des taxes. De plus en plus d’électeurs voudraient qu’ils leur parlent d’environnement et ils le font savoir.

Depuis le début de sa campagne, Elhadji Mamadou Diarra, chef de Repensons Lévis et candidat à la mairie de Lévis, estime avoir cogné à plus de 18 000 portes.

Les plantations d’arbres, la protection des boisés et des berges sont des sujets qui reviennent souvent dans les discussions. Et ce n’est pas forcément lui qui les aborde en premier.

Hier [samedi, NDLR], une personne m’a dit : l’environnement c’est ce qui va faire que je vote soit pour l’un, soit pour l’autre parti.

Des candidats réactifs

Ce qui fait dire au Lévisien que la préservation des milieux naturels, c’est un enjeu capital présentement.

Les gens veulent des poumons verts, des îlots de fraîcheur dans la ville. Et c’est de tous les âges. Pas seulement des jeunes ou des personnes âgées, affirme-t-il.

Danielle Pilette, professeure au département stratégie, responsabilité sociale et environnementale, à l’UQAM, valide cette constatation.

De son point de vue, la population est désireuse d’actions et de plans à grandes portées environnementales; les politiciens, en revanche, se montrent plus réactifs qu’avant-gardistes. À l’écouter, ils vont devoir s’adapter.

« L’enjeu environnemental commence à cette élection-ci. Et il va s’imposer à la prochaine élection. »

— Une citation de  Danielle Pilette, professeure au département stratégie, responsabilité sociale et environnementale, à l'UQAM

La préservation de la nature déplace les foules. On l’a vu samedi avec la Grande Marche pour la protection des forêts qui s’est terminée au parc de la Pointe-aux-Lièvres, à Québec. Certains participants partis début septembre de l’Outaouais ont parcouru 500 km par tous les temps.

Déçu par la politique de l'arbre à Québec

Plus localement, des actions émergent ici et là. Dimanche, un groupe de citoyens a mis sur pied une activité de mobilisation pour le boisé des Châtels en bordure de l’autoroute Henri-IV.

Un espace arboré formidable pour se balader, même en hiver, selon Frédéric Maps, professeur de biologie à l’Université Laval et porte-parole du mouvement, et un espace menacé parce qu’il fait partie de l’Espace Innovation Chauveau, un futur parc industriel.

La seconde phase des travaux doit commencer sous peu et doit conduire à des coupes à blanc jusqu’à la ligne d’Hydro-Québec, renseigne Frédéric Maps.

Des personnes sont réunies sous un chapiteau blanc. L'une d'elle est en train de signer une feuille posée sur une table.

Des citoyens du quartier des Châtels, à Québec, se mobilisent pour préserver un boisé en bordure de l'autoroute Henri-IV, menacé d'être rasé.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Il est de ceux qui pensent que la Ville doit faire autrement, les promoteurs doivent agir autrement, tous ensemble on peut réfléchir autrement pour garder cet espace. L’universitaire salue la politique de l’arbre de la Ville de Québec pour augmenter la canopée en milieu urbain.

Or à la dernière évaluation de 2020, on se rend compte que la canopée a baissé sur le territoire urbanisé de Québec. En particulier dans ce quartier [des Châtels]. On est passé de 49 % à 42 % de couverture végétale, alors que l'objectif est de 50 %, dénonce Frédéric Maps.

Isabelle Mayot, une habituée du boisé des Châtels, était présente dimanche. Elle reconnaît attendre des élus qu’ils en fassent plus pour sauvegarder les milieux naturels.

On a vu dans le passé à quel point les décisions ont un impact sur l’environnement dans lequel on habite. Ça prend la place que ça mérite dans le fond, au cœur du débat.

D'après les informations de Colin Côté-Paulette

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