•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’histoire des Caraïbes au Musée des beaux-arts de l’Ontario

Une femme qui porte un masque.

Julie Crooks est la commissaire de l’exposition.

Photo : Radio-Canada / Jessica Ng/CBC News

Radio-Canada

Un service du Musée des beaux-arts de l'Ontario (AGO) qui rassemble des œuvres d'art d'Afrique et de la diaspora africaine célèbre sa première année et sa première exposition complète.

Le service des arts de l'Afrique globale et de la diaspora du Musée des beaux-arts de l'Ontario, créé en octobre dernier, a organisé l'exposition intitulée Fragments of Epic Memory (Fragments de la mémoire épique, traduction libre), avec des œuvres de plus de 30 artistes d'origine caribéenne. Nombre de ces artistes sont basés à Toronto et au Canada. L'exposition, qui a débuté le 1er septembre 2021, se poursuit jusqu'au 21 février 2022.

Fragments of Epic Memory comprend des photographies historiques, des tableaux, des œuvres de papier mâché, des sculptures et des expériences multimédias. Toutes les œuvres d'art sont ancrées dans les Caraïbes après 1838.

L'exposition, organisée de manière vaguement chronologique, met en lumière l'arrivée de la photographie commerciale dans la région dans les années 1840 et l'impact de la période post-émancipation sur le temps présent.

Julie Crooks, conservatrice des arts de l'Afrique globale et de la diaspora de l'Musée des beaux-arts de l'Ontario, indique que l'exposition comprend plus de 200 photographies de la Montgomery Collection of Caribbean Photographs (Collection Montgomery de photographies des Caraïbes, traduction libre), que l'Musée des beaux-arts de l'Ontario a acquise en 2019. Mme Crooks a assuré le commissariat de l'exposition.

La collection Montgomery elle-même contient plus de 3500 images historiques de 34 pays, dont la Jamaïque, la Barbade et Trinité-et-Tobago. La collection couvre la période de 1840 à 1950 et comprend des images produites par des photographes et des studios régionaux et internationaux.

Des photographies dans une présentoir.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'exposition comprend plusieurs photographies.

Photo : Radio-Canada / Michael Aitkens/CBC News

Mme Crooks explique qu'il a fallu environ deux ans à l'Musée des beaux-arts de l'Ontario pour organiser l'exposition. Ce que vous voyez dans la collection, c'est le genre d'expérience vécue des habitants des Caraïbes britanniques principalement, mais aussi des Caraïbes françaises et un peu des Caraïbes hispaniques aussi.

C'est une occasion rare de voir ce moment de l'histoire à travers la photographie.

Mme Crooks fait remarquer que l'exposition revêtait un caractère personnel pour elle, car sa mère était originaire de la Barbade. Le fait d'organiser l'exposition lui a donné l'occasion de se pencher sur sa propre histoire, d'acquérir des connaissances et de se familiariser avec l'histoire des arts visuels et des pratiques dans la région.

Une des pièces de l’exposition, Moko Jumbie, est une sculpture de cinq mètres de haut de l'artiste britannico-trinidadien Zak Ové.

Inspirée par des aspects de la mascarade africaine et du carnaval de Trinidad, elle représente un personnage masqué, paré de perles de verre anciennes, de cloches de vache et de baskets Air Jordan dorées, se tenant au sommet d'échasses imposantes, peut-on lire dans un communiqué publié par l'Musée des beaux-arts de l'Ontario.

Gardien qui se rendait dans la région pour protéger les peuples asservis du mal, la figure de Moko Jumbie mêle les mythologies diasporiques africaines : en Afrique centrale, "Moko" désigne un guérisseur, tandis que "Jumbie" est un terme caribéen désignant les esprits. Depuis le début des années 1900, il est un personnage clé des célébrations du carnaval à Trinidad et dans l'ensemble des Caraïbes.

Le service des arts de l'Afrique globale et de la diaspora a pour but de développer ses collections, ses expositions et ses programmes d'art historique, moderne et contemporain d'Afrique et de la diaspora africaine, pouvait-on lire dans un communiqué au moment de sa création.

Avec les informations de CBC News

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !