•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un projet à la fois, une fondation albertaine tend la main à des femmes africaines

Sept adultes et deux enfants dehors, bouteilles d'eau à la main. Lucille Mandin tient la photo d'une femme africaine.

Lucille Mandin (au centre) et d'autres marcheurs de Saint-Albert ont participé au défi de Main dans la main, pour amasser des fonds pour construire un puits dans une communauté du Kenya.

Photo : Main dans la main avec les femmes africaines

Radio-Canada

Un poulailler pour un orphelinat, des terres pour une école, un puits pour une communauté qui n’en a pas : une fondation créée par une Franco-Albertaine pousse des gens de tous les coins du monde à appuyer des projets dirigés par des femmes du Togo et du Kenya.

À Oloonkerine, dans le Maasai Mara au Kenya, Mama Dinah veut construire un puits avec une pompe à énergie solaire et des tuyaux pour les communautés voisines.

À Saint-Albert en Alberta, Lucille Mandin a appelé des marcheurs et marcheuses du monde entier à lacer leurs souliers et à ramasser des dons pour l’aider.

La fondation Main dans la main avec les femmes africaines qu’elle a créée il y a moins d’un an a organisé sa première Marche mondiale pour l’eau la semaine dernière.

Le principe est simple : tous ceux qui le souhaitent peuvent s’inscrire comme marcheurs, comme parrain, ou simplement faire un don pour le projet.

On a des photos incroyables de gens qui marchent sur les plages, dans la mer, en Australie, dans des labyrinthes , raconte Lucille Mandin.

À New York, un homme a transporté un bidon d’eau sur sa tête à travers Central Park. 

Au Togo, Mama Charity, une autre femme partenaire de Main dans la main, qui se remet présentement de la COVID-19 a marché autour de son lit.

Des pieds dans le sable.

Une marcheuse de Prague s'est prise en photo sur une plage.

Photo : Main dans la main avec les femmes africaines / Andrea Tittelova

une femme avec un bâton de marche dans une forêt.

Une marcheuse de White Rock en C.-B. a participé au défi.

Photo : Main dans la main avec les femmes africaines / Debbie Riopel

Une histoire qui a particulièrement touché Lucille Mandin est celle de sa voisine à Saint-Albert, une femme de 84 ans en fauteuil roulant qui tenait à faire sa part.

Sa fille allait la pousser, mais c’était elle, la marcheuse, elle insistait , relate-t-elle.

La dame en question est décédée deux jours plus tard, mais ses enfants, suivant ses vœux, ont réussi à amasser quelque 600 $ pour la cause.

Un peu plus d’une quarantaine de marcheurs ont participé au défi pendant la semaine. Lucille Mandin estime qu’ils ont amassé quelque 10 000 $.

Main dans la main continuera à amasser des fonds jusqu’à ce que tout le coût du projet - estimé autour de 67 000 $ - soit couvert.

Étant donné la générosité des gens, j’ai confiance que ça va venir plus tôt que tard, dit Lucille Mandin.

Un projet à la fois

Créée en novembre dernier, Main dans la main appuie trois femmes qui ont des projets transformateurs pour leur communauté.

Mama Dinah souhaite faire construire un puits qui évitera aux membres de sa communauté de marcher jusqu’à 2 kilomètres chaque jour, pour remplir des bidons de 20 litres dans une mare d’eau insalubre.

Six femmes chargées de bidons d'eau marchent dans un champs où se trouvent des moutons.

Celle que les gens surnomment Mama Dinah, et les autres femmes Masaai de Olookerine, marchent des kilomètres pour remplir de lourds bidons d'eau dans une mare. Cette eau doit ensuite être bouillie pour être consommée.

Photo : Main dans la main avec les femmes africaines

Mama Charity, qui héberge 102 enfants à la frontière du Ghana et du Togo, a créé un potager et acheté un four à pain, qui permet non seulement de les nourrir, mais aussi de vendre les surplus.

Soeur Agnès met présentement sur pieds un poulailler qui pourra devenir une source de nourriture et de profits pour les jeunes adolescents orphelins dont elle s’occupe au Kenya.

Les trois femmes font partie de la direction de l’organisme et elles font leur propre plan d’affaires, explique Lucille Mandin.

On veut que ces femmes ne se sentent pas comme quelqu’un qui reçoit, mais quelqu’un qui co-créée avec nous , insiste-t-elle.

Quelques accomplissements ont déjà couronné la jeune carrière de Main dans la main. Le poulailler de Soeur Agnès est construit et 450 poussins ont déjà été achetés. Bientôt, l’entreprise pourra démarrer, vendre et livrer des oeufs.

Lucille Mandin est notamment enthousiaste de constater que des gens de Corée du Sud, d'Australie et des États-Unis se sont joints à la collecte de fonds pour Mama Dinah.

C’est un peu éblouissant. Je n’aurais jamais cru que cette étincelle pourrait grandir si rapidement, dit-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !