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Documenter quel vaccin ont reçu ceux qui contractent la COVID-19 par après?

Deux mains tiennent une seringue et une fiole de vaccin.

L’Ontario a des données, pour tout nouveau cas de COVID-19 rapporté, qui permettent de savoir si la personne était vaccinée ou non. Or, le vaccin reçu, le cas échéant, n’est pas spécifié (archives).

Photo : Reuters / Emily Elconin

Radio-Canada

Des experts pressent l’Ontario de documenter quels vaccins contre la COVID-19 ont reçus des personnes qui ont ensuite contracté le virus afin de déterminer si la stratégie de vaccination de la province a été des plus efficaces.

C’est notamment le cas du Dr Gerard Evans, spécialiste en maladies infectieuses au Centre des sciences de la santé de Kingston.

C’est important de colliger cela parce que nous devons [nous demander si] notre stratégie était bonne. Comment nous comparons-nous aux autres pays? , dit-il

L’Ontario a des données, pour tout nouveau cas de COVID-19 rapporté, qui permettent de savoir si la personne était vaccinée ou non. Or, le vaccin reçu, le cas échéant, n’est pas spécifié.

Un porte-parole du gouvernement de Doug Ford affirme que l’équipe épidémiologique de la province considère d’avoir recours à ce type de ventilation de données. On ne sait toutefois pas quand une décision sur le sujet pourrait être prise.

Au Canada, les autorités sanitaires ont permis le mélange de vaccins, d’une dose à l’autre. L’intervalle entre les deux doses a aussi été prolongé par rapport à celui qui avait été mis en place lors des essais cliniques.

De nombreux Ontariens ont ainsi reçu une combinaison de vaccins.

Le Dr Earl Brown, qui est professeur émérite de virologie à l’Université d’Ottawa, explique qu’il est connu depuis longtemps en immunologie que le fait d’attendre de 8 à 12 semaines entre deux doses de vaccins contre d’autres maladies que la COVID-19 stimule la réponse immunitaire.

La décision du Canada d’y aller avec la même formule pour les vaccins contre la COVID-19 a surtout été orientée par des questions de logistiques.

Le Dr Evans croit que de colliger des données sur l’intervalle entre les deux doses pour les personnes qui ont, ensuite, contracté la COVID-19 permettrait de mieux planifier les troisièmes doses dans la population générale.

Le spécialiste en maladies infectieuses souligne que l’immunité va décliner au fil du temps. Si cela se produit plus rapidement pour un vaccin en particulier, le temps pourrait être venu pour que certains reçoivent leur dose de rappel, ajoute-t-il.

Aucun vaccin efficace à 100 %

Le Dr Evans précise que les cas d’infection à la COVID-19 chez des personnes vaccinées ne signifient pas que la vaccination a échoué. Il rappelle qu’aucun des vaccins ne prémunit contre l’infection à 100 % bien qu’ils soient tous très efficaces pour éviter l’hospitalisation, les formes graves de la maladie et la mort.

Alors que de plus en plus de données deviennent disponibles, certaines démontrent que des combinaisons spécifiques de vaccins fournissent une plus grande protection, mentionne le Dr Evans.

Il souligne que des données allemandes et britanniques indiquent que vous avez gagné à la loterie si vous avez reçu une dose du vaccin d’AstraZeneca suivie d’une dose d’un vaccin à ARN Messager - celui de Pfizer ou Moderna.

Si vous avez reçu deux doses de Pfizer ou deux doses de Moderna, vous riez. Si vous avez reçu AstraZeneca et Pfizer, vous riez vraiment, résume l’expert.

Il ajoute que l’âge pourrait aussi être déterminant pour déterminer quel est le meilleur vaccin pour une personne ou une autre.

Avec les informations de Sara Frizzell, CBC

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