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COVID-19 : Ottawa évalue les mesures d’aide pour les entreprises et les particuliers

Des gens boivent de la bière.

Malgré l'allègement de certaines mesures sanitaires, plusieurs entreprises disent avoir encore besoin de l'aide d'Ottawa.

Photo : iStock

Radio-Canada

Cinq programmes d’aide financière, aux entreprises et aux particuliers, se terminent cette semaine et Ottawa étudie dans quelle mesure il entend les prolonger ou non, à la lumière d'une reprise des activités économiques.

Un texte de Peter Zimonjic, CBC News

La vice-première ministre et ministre des Finances, Chrystia Freeland, a fait valoir en fin de semaine, à l'émission The House sur le réseau CBC, que la réouverture de l'économie canadienne se déroule bien et que le pays est dans une phase différente de la pandémie.

J'ai été très heureuse des chiffres de l'emploi de la semaine dernière. C'est une phase différente de celle dans laquelle nous étions lorsque ces programmes ont été mis en place. Nous travaillons maintenant sur ce qui est approprié dans le contexte d'aujourd'hui, a déclaré Mme Freeland.

Un certain nombre d'aides financières accordées par le gouvernement fédéral aux particuliers et aux entreprises peuvent encore être prolongées à court terme sans adopter de nouvelle législation.

Les groupes d'entreprises et d'industries estiment que ces aides sont encore nécessaires pour maintenir l'économie à flot.

Mme Freeland a déclaré qu'elle consultait des économistes, des groupes d'entreprises et de travailleurs, son ministère et le premier ministre Justin Trudeau sur les prochaines étapes, mais elle a également évoqué une certaine incertitude quant à l'avenir.

Nous devons nous rappeler que nous tous, collectivement, dans le monde entier, avons été très mauvais pour prédire exactement le cours que prendrait la pandémie. Nous devons donc également adopter une approche suffisamment souple pour pouvoir réagir à des évolutions imprévues, a-t-elle déclaré.

Aide aux entreprises

Mme Freeland est néanmoins optimiste quant à la possibilité de mettre fin à certains programmes d'urgence cet automne.

Le cabinet fédéral peut prolonger jusqu'au 30 novembre la Subvention d'urgence pour le loyer (SCEL) et la Subvention d'urgence pour les salaires (SCS). La prolongation de ces programmes au-delà de cette date nécessiterait l'adoption d'une nouvelle loi.

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) et la Chambre de commerce du Canada souhaitent que ces prolongations s'appliquent à toutes les entreprises du Canada.

Selon la FCEI, un grand nombre de petites entreprises sont toujours en difficulté à cause de la quatrième vague de la pandémie. Elle a ajouté que seulement 76 % des petites entreprises sont entièrement ouvertes, que seulement 45 % ont des équipes complètes, et que seulement 49 % génèrent des revenus normaux.

Aucun propriétaire d'entreprise ne s'attend à ce que le gouvernement lui accorde un appui éternel, mais il doit savoir qu'il peut compter sur quelque chose jusqu'à ce que toutes les restrictions soient levées et qu'il puisse à nouveau exploiter pleinement son entreprise. Ils ne peuvent pas se permettre que le gouvernement tergiverse jusqu'à la dernière minute , a déclaré Corinne Pohlmann, de la FCEI, la semaine dernière.

La FCEI souhaite que les subventions aux loyers et aux salaires soient prolongées jusqu'au 31 mars 2022. Elle souhaite également que le Programme d'embauche pour la relance économique au Canada, qui doit expirer le 20 novembre, soit prolongé jusqu'à la même date.

Appui aux particuliers

Trois programmes d'aide aux particuliers arrivent également à échéance cette semaine. La Prestation canadienne de la relance économique (PCRE), la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique (PCMRE) et la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants (PCREPA) doivent toutes prendre fin le 23  octobre.

Ces trois programmes peuvent être prolongés individuellement ou collectivement jusqu'au 20 novembre par un décret du Cabinet. Leur prolongation au-delà de cette date nécessiterait l'adoption d'une nouvelle loi.

Bien que le Nouveau Parti démocratique et les verts aient demandé la prolongation de ces prestations, la FCEI souhaite qu'elles soient ajustées afin qu'elles ne dissuadent pas les gens de retourner au travail.

Dans une lettre récente adressée à Mme Freeland, la FCEI a mentionné que la prestation de rétablissement du Canada contribue à une pénurie croissante de main-d'œuvre à temps partiel disponible dans tout le Canada.

Bien que nous reconnaissions que de nombreux travailleurs et propriétaires d'entreprises indépendants peuvent encore avoir besoin des prestations de la CRB, de nombreux travailleurs à temps partiel gagnent plus grâce au programme que lorsqu'ils travaillent, indique encore la lettre.

Le groupe souhaite que le gouvernement libéral modifie le programme afin de s'assurer qu'aucun bénéficiaire de la CRB ne gagne plus qu'il ne gagnerait s'il retournait au travail.

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