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Un vibrant hommage à un activiste du don d’organes

Un groupe de marcheurs avec une affiche aux couleurs de l'organisme Chaîne de vie

L'ascension du mont Trouble, près de Sept-Îles, a malheureusement été annulée en raison du mauvais temps. Cela n'a pas empêché les participants de rendre hommage à Dave Clements.

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Radio-Canada

Chaîne de vie, qui fait la promotion du don d'organes, a dû annuler son défi annuel, soit l'ascension du mont Trouble près de Sept-Îles. L'organisme rappelle toutefois l'importance du don d'organes, illustré cette année par le décès tragique d'un grand militant de la cause.

Le défi Chaîne de vie a malheureusement été annulé, cette année, en raison des pluies diluviennes qui s'abattaient sur Sept-Îles dimanche matin. L'ascension du mont Trouble, à Gallix, n'était pas possible.

Les participants se sont tout de même réunis au centre-ville de Sept-Îles pour marquer le coup, en cette Journée mondiale du don d'organes et de la greffe.

Malgré la présence d'une vingtaine de courageux, l'absence d'un homme se fait sentir. Dave Clements est décédé tragiquement cet été. Il était président de Greffe-toi à nous, organisme qui soutient les personnes en attente ou en suivi d'une greffe.

Sa famille est impliquée, depuis plusieurs années, dans la sensibilisation au don d'organes sur la Côte-Nord.

Ma belle-sœur Maryse a pu avoir deux greffes durant sa vie, soit une greffe de cœur et une greffe de rein. Malheureusement, elle est décédée il y a un an et demi. Du côté de mon conjoint, Dave, il était impliqué autant que sa sœur Maryse et que mon beau-frère Denis dans la cause du don d'organes, souligne Mylène Barbeau, conjointe de M. Clements.

Dave Clements en entrevue à l'extérieur.

Dave Clements était le président de l'organisme Greffe-toi à nous. (archives)

Photo : Radio-Canada

Même après son décès, les idéaux de Dave Clements ont continué à briller. Six vies ont été sauvées ou ont grandement améliorées par sa décision – et celle de ses proches – de faire don de ses organes.

C'est important d'informer sa famille de sa volonté. Tout de suite après le décès, c'était clair que ça allait être de cette façon-là que ça allait se passer, ajoute Mme Barbeau.

« C'est ce qu'il voulait. »

— Une citation de  Mylène Barbeau, conjointe de Dave Clements

Dre Anne-Frédérick McKenzie est du même avis que Mme Barbeau. Celle qui devait être la porte-étendard du défi annuel estime que la famille des gens désireux de donner leurs organes doivent savoir à quoi s'en tenir.

La personne ne sera pas là pour répondre ou pour parler d'elle-même. Oui, on [peut avoir] signé la carte d'assurance-maladie, mais il faut que la famille soit au courant, estime Dre McKenzie.

« Souvent, ce qui fait en sorte que les dons n'ont pas lieu, c'est que les familles sont hésitantes. Ils ne savent pas quoi faire parce qu'ils n'en ont pas discuté avec leur proche. Ils ont peur de ne pas respecter le choix d'une personne chère. »

— Une citation de  Dre Anne-Frédérick McKenzie, médecin de famille

Chaîne de vie rappelle qu'environ seulement 1 % des décès permettent le prélèvement d'organes, de l'importance de maximiser le bassin de donneurs potentiels en sensibilisant la population à ses vertus.

D'après le reportage de Djavan Habel-Thurton

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