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Première discussion entre le pouvoir syrien et l’opposition au sujet de la constitution

Un homme enlève son masque sur une tribune qui arbore le logo des nations unies et une énorme fresque.

Les discussions entre les représentants du régime syrien et de l'opposition sont sous l'égide de l'émissaire onusien pour la Syrie, Geir Pedersen.

Photo : Getty Images / AFP / Fabrice Coffrini

Agence France-Presse

Les représentants du régime syrien et de l'opposition se sont rencontrés dimanche à Genève, en Suisse, sous l'égide de l'émissaire onusien pour la Syrie, Geir Pedersen.

Pour la première fois, les deux co-présidents, celui nommé par le gouvernement et celui nommé par l'opposition, se sont retrouvés avec moi pour une discussion substantielle et franche sur la manière dont nous devons procéder pour la réforme constitutionnelle, a expliqué M. Pedersen au cours d'un très bref point de presse, alors que la réunion se poursuivait.

Ahmad Kuzbari est le co-président nommé par Damas, et Hadi al-Bahra représente l'opposition.

Les discussions sur la constitution vont reprendre entre les parties syriennes sous l'égide de l'ONU à partir de lundi et devraient durer toute la semaine. Elles se dérouleront en format restreint : 15 membres représentant le régime, 15 l'opposition et 15 la société civile.

Ce comité restreint rendra ensuite compte au comité élargi qui compte 150 membres, soit 50 pour chacune des parties.

M. al-Bahra a donné quelques détails sur le laborieux processus de discussion convenu entre les parties, lors d'une conférence de presse organisée par l'association des journalistes accrédités à l'ONU à Genève.

Maintenant, nous allons démarrer le processus de rédaction, qui consistera à discuter les propositions de texte constitutionnel mises sur la table par chaque partie, a-t-il indiqué, soulignant que la procédure avait été acceptée par toutes les parties.

« Demain, a priori, nous aurons la première session durant laquelle chaque partie soumettra les principes qu'elle propose de débattre lors de la première journée.  »

— Une citation de  Hadi al-Bahra, co-président nommé par l'opposition syrienne

Deux années de blocage

Le processus lancé il y a deux ans était totalement enlisé jusque-là et aucun progrès n'a été réalisé dans l'accomplissement de son mandat, avait reconnu M. Pedersen lors d'une séance d'information du Conseil de sécurité fin septembre.

Dimanche, il a souligné que les deux co-présidents sont désormais d'accord pour que l'on commence le processus d'élaboration d'une réforme constitutionnelle en Syrie.

Il a ajouté que si le pays en guerre connaissait un calme relatif depuis mars 2020, il n'en reste pas moins que des civils sont tués et blessés tous les jours.

Il faut donc faire quelque chose pour changer la situation et comme vous le savez, en plus de cela, nous avons une situation humanitaire et économique extrêmement difficile. Il y a plus de 13 millions de Syriens qui ont besoin d'aide humanitaire et presque 90 % d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, a expliqué M. Pedersen.

Il précise que si le processus de réforme constitutionnel était important, il ne suffira pas à résoudre la crise syrienne.

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