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Des espèces marines plastinées font leur entrée au musée Exploramer

Les spécimens marins sont plastinés.

Les premiers essais ont été faits sur des spécimens congelés par Exploramer : des poissons, des raies épineuses ainsi qu'une nageoire et un aileron de requin maraîche.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Radio-Canada

Exploramer dispose désormais d'un nouvel outil pédagogique inédit grâce au travail du Laboratoire d'anatomie de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke.

Sonia Paquette et Claudia Beaulieu, techniciennes prosecteur au laboratoire d'anatomie de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, ignoraient si la méthode fonctionnerait aussi sur des espèces marines.

On avait déjà essayé sur des animaux mais jamais sur des poissons ou des crustacés, détaille Claudia Beaulieu, mais ça nous intéressait de poursuivre nos recherches et de peaufiner notre technique.

Les dix premiers spécimens plastinés sont arrivés dimanche, à Exploramer. Le résultat du travail qui a duré 6 mois enchante la directrice générale du musée de Sainte-Anne-des-Monts.

Les spécimens marins sont plastinés.

La plastination, procédé de conservation à base de polymère, a été testée sur ces deux bars rayés.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Je suis très, très contente de voir ça, se réjouit Sandra Gauthier. Ce n'est pas tous les jours qu'on la possibilité d'avoir un aileron de requin dans les mains, qu'on peut le manipuler, sans le briser et sans qu'il soit visqueux.

Un nouvel outil pédagogique

C'est une petite révolution dans le milieu muséale selon Marion Barbé, responsable de la muséologie et des projets d'exposition à Exploramer.

Avant d'avoir recours à cette technique, les spécimens étaient maintenus dans un liquide, ou alors, on les maintenait à sec et c'était très fragile, explique-t-elle.

« Le public et les enfants pourront désormais manipuler les espèces, sans risque de les briser.  »

— Une citation de  Marion Barbé, responsable de la muséologie et des projets d'exposition à Exploramer.
Marion Barbé est responsable de la muséologie à Exploramer.

Pour Marion Barbé, responsable de la muséologie à Exploramer, cette nouvelle méthode de conservation, moins fragile, protège mieux les spécimens.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Il sera également plus facile de transporter les spécimens dans les écoles. Le musée Exploramer visite 4000 élèves, chaque hiver, dans le cadre de son programme pédagogique.

« Notre but, au musée, c'est de rendre compte de la biodiversité. C'est un beau pied de nez à la conservation que d'utiliser ce moyen-là, qui est nouveau.  »

— Une citation de  Sandra Gauthier, directrice générale du musée Exploramer.

La collaboration entre l'Université de Sherbrooke et le musée n'est pas terminée. Ce sont les premiers qui arrivent, mais dans le futur, on aura des spécimens encore plus spectaculaires qui devraient nous parvenir de ce laboratoire-là, prévient Sandra Gauthier, la directrice du musée.

Sandra Gauthier est directrice du musée Exploramer.

La directrice générale d'Exploramer, Sandra Gauthier, attend dans le futur d'autres spécimens encore plus spectaculaires.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Une exposition de cadavres d'animaux marins pourrait même être envisagée un jour. Le concept pourrait être dans l'esprit de Bodies, une exposition présentée il y a une dizaine d'années au Québec.

Un texte de Perrine Bullant, avec les informations de Roxanne Langlois

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