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Les meilleures joueuses universitaires de flag-football en vitrine à Gatineau

Des joueuses s'apprêtent à entamer un jeu.

Dimanche, c'était au tour des Torrents de l'UQO d'accueillir les équipes universitaires de flag-football féminin.

Photo : Radio-Canada / Ismaël Sy

Depuis plusieurs années, les meilleures joueuses de flag-football militent pour créer une ligue universitaire au Québec. Leurs efforts ont enfin porté fruit en 2021, puisque les pionnières de la nouvelle ligue s'affrontent depuis le mois de septembre.

On était beaucoup de joueuses qui passaient du Cégep à l'université et on n'avait plus l'option de jouer. On avait le talent, on avait le nombre de joueuses, mais on n'avait juste pas la ligue pour démontrer notre talent, déplore Camille Beaulac, une joueuse de l'unité offensive du Vert et Or de l'Université de Sherbrooke.

Sept universités ont accepté de former une équipe pour la saison inaugurale de la première ligue du genre au pays. Les autres provinces observent le tout avec attention et les dirigeants du programme national s'en frottent les mains.

C'est absolument la meilleure chose qui pouvait arriver, c'était un peu le chaînon manquant. On espère que la boule de neige va grossir après pour aller vers un circuit plus canadien, affirme François Bougie, l'entraîneur-chef de l'équipe nationale de flag-football féminin.

C'est sûr que nos filles étaient contentes d'avoir enfin une ligue universitaire dans laquelle évoluer, surtout pour nos filles qui s'en viennent, car le flag en Outaouais se développe vraiment beaucoup, renchérit Michelle Chrétien, l'entraîneuse-chef de l'équipe de flag-football de l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

Une jeune femme sourit à la caméra sur un terrain de football.

Michelle Chrétien, entraîneuse-chef de l'équipe de flag-football de l'Université du Québec en Outaouais

Photo : Radio-Canada / Ismaël Sy

Un engouement indéniable

À l'échelle provinciale aussi, les joueuses ont été des centaines à répondre à l'appel, ce qui pousse la plupart d'entre elles à dire que ce projet-pilote aurait dû voir le jour beaucoup plus tôt.

C'est un sport qui ne coûte pas cher, qui ne demande pas beaucoup d'équipement et il y a tellement d'intérêt. À Sherbrooke seulement, on avait 80 filles aux sélections, illustre Camille Beaulac.

Les spectateurs ne font pas exception puisque l'engouement se fait aussi sentir sur les lignes de côté.

Vraiment, les gens ne connaissent pas ça. Ils sont intéressés et demandent les règles. Je pense que c'est un sport qui va gagner en popularité au Québec, estime Émilie Gaudreau, la quart-arrière de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Une joueuse de flag football sur un terrain.

La Gatinoise Émilie Gaudreau peut enfin jouer au flag-football, à sa dernière année à l'université.

Photo : Radio-Canada / Ismaël Sy

Toutes les deux semaines, une université accueille les six autres équipes, qui disputent chacune de trois à quatre matchs en une journée. L'horaire n'est pas de tout repos pour ces athlètes aux études, mais elles ne s'en plaignent pas.

Ça en fait beaucoup, mais les games sont très courtes. C'est 50 minutes par match, donc on est capables d'en faire plusieurs. Un seul match, ça serait plate. On est ici pour de grosses journées de flag, assure celle qui a grandi à Gatineau.

Nouvelle ligue, nouveaux règlements

Pour s'ajuster aux règles internationales, les matchs du nouveau championnat se disputent à 5 contre 5. Les stratégies y sont complètement différentes des ligues de niveau secondaire et collégial, où chaque équipe délègue sept joueuses à la fois sur le terrain.

Les premiers tournois, c'était vraiment de l'adaptation pour toutes les équipes. C'est notre troisième fin de semaine et je trouve qu'on voit vraiment une différence. Les passes sont meilleures, la défense est meilleure, tout le monde s'adapte mieux au plus petit terrain et au jeu qui est plus technique, constate Émilie Gaudreau.

Un homme sur un terrain de football.

François Bougie est aussi entraîneur-adjoint de l'équipe de flag-football de l'Université de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ismaël Sy

Il y a une progression, mais on est partis de très bons à encore meilleurs. Je pensais que ça aurait été plus tranquille au début, mais, finalement, dès le début ça a été un calibre assez relevé, ajoute M. Bougie.

La première saison universitaire de flag-football féminin prend fin le 30 octobre sur le terrain de l'Université Laval. Les équipes y termineront le calendrier régulier en matinée, puis disputeront les demi-finales et la grande finale en après-midi.

Par la suite, quatre des meilleures joueuses universitaires rejoindront l'équipe nationale pour la Coupe du monde de flag-football féminin qui se déroulera en Israël, au mois de décembre.

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