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La Marche mondiale des femmes trouve des échos dans l’Est-du-Québec

Des activités musicales sont organisées dans la réserve Wolastoqiyik Wahsibekuk, près de Cacouna.

À l'occasion de la marche mondiale des femmes, des activités se sont déroulées dans la communauté autochtone Wolastoqiyik Wahsipekuk, près de Cacouna.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Radio-Canada

Plus de 350 personnes ont pris part à différents rassemblements au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur la Côte-Nord pour la Marche mondiale des femmes, qui a eu lieu dimanche.

Au Bas-Saint-Laurent, plus d'une centaine de personnes ont participé aux activités organisées par la Table de concertation des femmes.

Pour clôturer la cinquième Marche, l'organisme a tenu à dénoncer les injustices vécues par les femmes et filles autochtones. Il a organisé l'événement sur un lieu symbolique : le territoire de la communauté autochtone Wolastoqiyik Wahsipekuk, près de Cacouna.

Des activités étaient organisées sur la réserve Wolastoqiyik Wahsibekuk près de Cacouna.

Les participants étaient invités à revêtir des vêtements de couleur rouge en mémoire des femmes et filles autochtones disparues ou assassinées.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

La chef conseillère de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, Shirley Kennedy, est reconnaissante de cette main tendue. Selon elle, c'est l'occasion de mieux faire connaître les fondements de la communauté. La façon de traiter la cause des femmes autochtones doit être adaptée. Il faudrait peut-être un peu plus de connaissances au niveau culturel, mais on est sur la bonne voie.

Elle constate que la mort de Joyce Echaquan, plus tôt dans l'année, a eu des répercussions importantes.

La marche s'orientait autour de cinq revendications : la lutte contre la pauvreté des femmes, les violences faites aux femmes, la lutte contre les changements climatiques, la mise en place de mesures pour soutenir les femmes migrantes, immigrantes et racisées et le droit des femmes autochtones du Québec.

Les activités devaient initialement avoir lieu en 2020, mais elles ont été repoussées à cette année en raison de la pandémie.

Des participants prennent part à la Marche mondiale des femmes à Cacouna.

Le dernier volet de la Marche mondiale des femmes mettait l'accent sur la question des femmes autochtones.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Brigitte Michaud, coordinatrice de la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent, estime qu'il reste encore du travail pour faire avancer la cause des femmes dans la société. On était dans le mille avec les revendications qu'on a choisies, il y a un an. Il y a quand même des oreilles qui s'ouvrent, mais il faut que ça s'ouvre plus grand au niveau des gouvernements.

D'autres activités ailleurs dans l'Est-du-Québec

La tempête a contraint le Volet des femmes de Longue-Pointe de Mingan à annuler la marche organisée à Havre-Saint-Pierre.

La poétesse Rira Mistokosho, d'Ekuanitshit, qui devait réciter un poème au son du tambour traditionnel, offrira une prestation en virtuel plus tard au cours de la semaine. La vidéo sera disponible sur les pages Facebook du Volet des femmes du secteur Aguanish et de Havre-Saint-Pierre.

À Baie-Comeau, le Regroupement des femmes de la Côte-Nord a maintenu un grand rassemblement au parc des Pionniers. Malgré le temps pluvieux, une centaine de femmes ont répondu à l'invitation. Une présentation de danses traditionnelles autochtones était au programme, suivie d'une marche à travers le centre-ville, au rythme des tambours.

Sous la pluie et le vent à Gaspé

Une petite centaine de participants ont répondu à l'invitation de la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine à Gaspé.

Léa Blouin-Rodrigue, agente de développement de l'organisme, salue la présence des participants. Tout le monde était courageux en restant sous la pluie et le vent. Des membres des Îles-de-la-Madeleine avaient pris l'avion pour être présents tout spécialement à la marche.

Les manteaux de pluie, les ponchos et les foulards rouges coloraient le regroupement.

Les participants marchent sous la pluie en tenant une banderole.

Une petite centaine de participants ont répondu à l'invitation de la table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, à Gaspé.

Photo : Gracieuseté de Louise Larose

La cheffe Adrienne Jérôme, de la communauté de Lac-Simon et porte-parole du Conseil des femmes élues de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, s'était déplacée pour l'occasion. Des chants traditionnels et de la poésie mi'gmaq ont été récités par Tim Adams.

Un texte de Perrine Bullant, avec les informations de Patrick Bergeron

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