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Manifestations interdites près des hôpitaux : les droits des travailleurs seront protégés

La loi qui interdira les manifestations près des hôpitaux en Nouvelle-Écosse ne ciblera pas les travailleurs.

Photographié de la rue, un groupe de travailleuses et travailleurs de la santé rassemblés devant une fenêtre de l'hôpital.

Des travailleuses et travailleurs de la santé observent d'une fenêtre de l'hôpital général de Toronto la manifestation de militants antivaccins et de gens opposés aux mesures de santé publique qui se déroule devant l'hôpital, le 13 septembre 2021.

Photo : Reuters / Chris Helgren

Radio-Canada

La loi qui interdira les manifestations près des établissements de santé en Nouvelle-Écosse n’empêchera pas les travailleurs de manifester pour leurs droits, a précisé le gouvernement néo-écossais.

Jeudi, le gouvernement progressiste-conservateur a déposé à l’Assemblée législative à Halifax un projet de loi visant à interdire les manifestations dans un rayon de 50 mètres autour des lieux où le public reçoit des soins de santé, comme les hôpitaux, les cliniques ou les cabinets de médecin.

En Nouvelle-Écosse et à d’autres endroits au pays, des gens opposés aux mesures de santé publique destinées à lutter contre la COVID-19 et des militants antivaccins ont manifesté à proximité des hôpitaux.

Le projet de loi néo-écossais est destiné à ce que l’accès du public aux soins de santé ne soit pas entravé par ces démonstrations.

L’opposition, bien que plutôt favorable à l’objectif recherché par le gouvernement, avait exprimé des inquiétudes quant au respect des droits du travail.

Le NPD provincial ne comptait pas appuyer le projet de loi s’il empêchait les travailleurs de prendre part à des moyens de pression ou à des activités syndicales près de leur lieu de travail. Le chef néo-démocrate Gary Burrill mentionnait d’ailleurs qu’une telle disposition de la loi ne passerait peut-être pas le test des tribunaux.

Tim Houston écoute une question d'un journaliste.

Le premier ministre néo-écossais Tim Houston le 15 octobre 2021 à Province House.

Photo : CBC / Robert Short

Jeudi, le premier ministre Tim Houston avait laissé entendre que le projet de loi s’appliquerait à tout type de manifestation près des établissements de santé, mais il a révisé sa position le lendemain.

Les travailleurs de la santé en grève pourront faire du piquetage comme avant, a déclaré M. Houston, vendredi, dans les couloirs de l’édifice de la législature. Ce n’est pas notre intention de restreindre ces activités.

Le texte du projet de loi sera donc rectifié pour préciser la chose, a dit le premier ministre.

Le chef de l’opposition libérale, Iain Rankin, et le NPD ont annoncé qu’ils appuieraient cette version du projet de loi.

Le projet de loi de la Nouvelle-Écosse prévoit pour les individus une amende de 5000 $ et jusqu'à six mois de prison pour une première infraction, puis le double pour les récidivistes.

Pour les sociétés, l'amende serait de 25 000 $ pour une première infraction et jusqu'à 100 000 $ pour toute infraction subséquente.

Dans les autres provinces

L'Assemblée nationale du Québec a adopté à l'unanimité, le 24 septembre, une loi qui interdit toute manifestation en lien avec la pandémie à moins de 50 mètres des écoles, des garderies et des hôpitaux.

Le gouvernement de l'Alberta a récemment annoncé qu'il ajoute les hôpitaux, les cliniques et d'autres établissements de santé à la liste d'infrastructures essentielles protégées par la loi provinciale qui en garantit le libre accès.

Avec les informations de CBC et La Presse canadienne

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