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La Beauce, encore épicentre de la COVID au Québec

Des personnes reçoivent des vaccins dans une grande salle.

Les jeunes adultes, en Beauce, sont moins vaccinés qu'ailleurs en Chaudière-Appalaches.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

La Beauce est aux prises avec une flambée d'infections à la COVID-19 et le plus haut taux de transmission de la province. Si certains tentent d'expliquer cette particularité de la région, des experts, eux, estiment que le gouvernement Legault devra bientôt agir pour stopper cette transmission du virus.

La Beauce compte 476 cas actifs de COVID-19 pour 100 000 habitants, une statistique qui la classe très loin devant le peloton québécois des régions où le virus est le plus virulent.

Le taux de contamination beauceron est huit fois supérieur à la moyenne au Québec, chiffrée à 61 cas actifs pour 100 000 habitants.

On se demande : pourquoi la Beauce? s’interroge une dame rencontrée samedi à Beauceville. 

Le journaliste Silvio Morin, établi en Beauce depuis plus de 30 ans, croit avoir une partie de la réponse.

« La Beauce, comme on le sait, c’est une région manufacturière. Donc la question du télétravail, chez nous… Faire des 2x4, fabriquer des choses : c’est dur de faire ça de la maison! »

— Une citation de  Silvio Morin, chef des nouvelles au journal EnBeauce.com

La promiscuité obligée au sein des usines rend difficile de contrôler les éclosions malgré les mesures de précaution prises par les manufactures, estime celui qui pilote les nouvelles pour le média EnBeauce.com. 

Le taux de vaccination, en Beauce, est aussi plus faible qu’ailleurs au Québec chez certaines catégories d’âge. Seulement 64 % des 18-39 ans y sont adéquatement vaccinés, une proportion inférieure à la moyenne de 75 % établie dans l’ensemble de Chaudière-Appalaches. 

Dans les hôpitaux

Les cas de COVID en Beauce se répercutent assez peu dans les hôpitaux pour le moment, contrairement à la situation qui prévalait lors de la troisième vague.

Selon les données de l’INSPQ, il y avait 12 patients hospitalisés en raison du coronavirus vendredi en Chaudière-Appalaches, dont un seul se trouvait aux soins intensifs.

Pourtant, le situation pourrait dégénérer rapidement, selon la Dre Cécile Tremblay, microbiologiste-infectiologue au CHUM.

Le problème, c'est que quand on a de la transmission communautaire, c'est un peu exponentiel, explique-t-elle. Plus on a de la transmission communautaire, plus on va transmettre à une population qui est susceptible [d’éprouver des complications] et là, on risque de dégénérer rapidement. Ça affecterait la capacité de donner les soins dans les hôpitaux.

Dre Tremblay met également en garde ceux et celles qui seraient tentés de prendre la COVID et le variant Delta à la légère en raison de leur santé et leur jeune âge.

« On a des cas de personnes dans la trentaine, dans la quarantaine, et qui ont eu besoin d’être hospitalisées ou qui ont développé ce qu’on appelle la longue COVID, donc des symptômes qui durent pendant des mois et des mois. »

— Une citation de  Dre Cécile Tremblay, microbiologiste-infectiologue au CHUM

Chaudière-Appalaches comptait 89 nouveaux cas de COVID, samedi. Un nombre presque quatre fois plus important que dans la région de la Capitale-Nationale, pourtant presque deux fois plus peuplée.

Avec les informations de Félix Morrissette-Beaulieu

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