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Pas de pause pour le marché de l’immobilier au Nouveau-Brunswick

une pancarte vendu.

La surchauffe immobilière touche le marché canadien d'un océan à l'autre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au Nouveau-Brunswick, le prix moyen des maisons a grimpé de 30 % par rapport à l’année dernière selon l’Association canadienne de l’immobilier. Des chiffres qui ont de quoi décourager les futurs acheteurs.

Philippe Angers et sa conjointe sont revenus au Nouveau-Brunswick parce que les maisons sont plus abordables que dans le reste du Canada. Depuis près de deux ans, ils cherchent à acquérir leur première demeure à Moncton.

Depuis qu’ils ont commencé leurs démarches, le prix des maisons ne cesse d’augmenter.

C’est stressant, c’est quand même beaucoup d’argent, et c’est de grosses décisions à faire, dit Philippe Angers.

Malgré leurs recherches intensives, le couple ne trouve tout simplement pas une habitation qui corresponde à son budget.

On est toujours à la recherche, on veut rester optimiste, mais en même temps c’est un peu décourageant sachant que si l’on avait acheté une maison il y a trois ans passés on ne serait pas dans la situation qu’on est là, déclare Philippe Angers.

L’offre et la demande

En septembre, le prix moyen réel des propriétés vendues au pays a atteint un niveau record, soit plus de 686 000 $, une augmentation de 13,9 % par rapport à l’an dernier, selon l’Association canadienne de l’immeuble.

Au Nouveau-Brunswick, c’est plus du double d’augmentation par rapport au reste du Canada.

Dans le grand Moncton, les maisons coûtent en moyenne 250 000 $, un bond d’environ 28 % par rapport à 2020.

Quand on cherche pour une maison, on sent qu’on est en train de s’acheter des parts dans un marché financier, affirme Philippe Angers. On ne sait pas ce qu’il va arriver dans un an.

De nombreux jumelés dans une rue d'un quartier neuf de Dieppe, en banlieue de Moncton.

De nombreux francophones s'installent à Dieppe, ville voisine de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Pierre A. Richard

Pour l’agente d’immeuble Chantal Albert, la demande de propriété est bien supérieure à l’offre.

Des gens du Québec, de l’Ontario et des provinces de l’Ouest viennent s’installer au Nouveau-Brunswick, ce qui explique en partie la hausse des prix.

C’est probablement plus les gens locaux qui ont de la difficulté à s’adapter au marché parce que deux ans passés tu pouvais t’acheter un semi-détaché pour 250 000 $ et tu avais un peu plus de luxe, avance Chantal Albert. Tout de suite, ces propriétés-là se vendent 100 000 $ de plus, ou même plus, et il n’ont pas ce luxe du temps. Si tu n’es pas prêt à faire ces grosses décisions-là ben malheureusement tu vas perdre ta chance.

Comme plusieurs Néo-Brunswickois, Philippe Angers et sa conjointe ont décidé d’attendre que le marché se calme un peu, en espérant qu’ils pourront alors trouver leur nouveau nid.

D’après le reportage de Jérémie Tessier-Vigneault

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