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Des Métis veulent protéger des zones de trappe traditionnelle dans le nord

Des gens marchent dans une forêt aux grands arbres clairsemés.

Une campagne est en cours pour qu'une zone de 22 000 kilomètres carrés en Saskatchewan devienne une des aires protégées et de conservation autochtones du gouvernement fédéral.

Photo : Kelsey Scarfone

Radio-Canada

Des Métis et Nature Canada militent pour qu'une zone située dans le nord-ouest de la Saskatchewan devienne une Aire protégée et de conservation autochtone (APCA).

Sakitawak, qui signifie là où les rivières se rencontrent, est le nom cri de l’île-à-la-Crosse, une communauté du nord de la Saskatchewan.

C’est aussi le nom d’une campagne en cours, qui veut qu’un endroit du nord-ouest de la Saskatchewan devienne une des Aires protégées et de conservation autochtones (APCA) telles que définies par une initiative du gouvernement fédéral. Dans ces aires, le leadership autochtone joue un rôle clé dans la prise de décisions vouées à la conservation de la nature.

L’APCA Sakitawak, qui couvrirait environ 22 000 kilomètres carrés, est le bassin et le lieu de reproduction d’espèces à risque. Elle couvrirait une zone de trappe définie (le N-14 Fur Block) près de l’Île-à-la-Crosse.

Nous utilisons encore cette terre pour notre vie quotidienne, explique Peter Durocher, le gérant du projet APCA Sakitawak, en entrevue à CBC. Nous pêchons pour nourrir nos familles. Nous cueillons des fruits et des herbes médicinales.

Nature Canada travaille avec l’équipe du projet pour que le territoire visé devienne une APCA gérée par les Métis.

Plus de 20 communautés reçoivent des fonds du gouvernement fédéral pour établir des aires protégées et d’autres en sont aux étapes de la planification, selon le gouvernement fédéral.

Pour Nature Canada, les aires de conservation de la nature gérées par les Autochtones représentent l’avenir en matière de protection du territoire.

La gestionnaire de la conservation de Nature Canada, Kelsey Scarfone, explique que ce sont les Métis qui dirigent le projet. Peter Durocher indique apprécier ce partenariat. Mêler les connaissances scientifiques aux connaissances traditionnelles des Métis est une formule gagnante, dit-il.

Les peuples autochtones de Sakitawak comprennent des Métis, des Cris et des Dénés. Ils peuvent opérer une gestion durable de la terre en s’appuyant sur une connaissance profonde de la région qu’ils habitent depuis des centaines d’années.

Le caribou des bois, de vieux pins, des orignaux ainsi que plusieurs types d’oiseaux et de poissons figurent parmi les espèces menacées de la région.

Si la zone devient une APCA, elle sera la troisième plus grande du pays.

Avec des informations de Candice Lipski, CBC

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