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Des interventions en français à l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse

Montage photo des deux députés assis à un bureau signant un document lors de la cérémonie d'assermentation.

Colton LeBlanc (à gauche), député progressiste-conservateur d'Argyle, et Ronnie LeBlanc, député libéral de Clare, lors de leurs assermentations respectives le 30 août 2021 à Halifax.

Photo : Communications Nouvelle-Écosse

Radio-Canada

En Nouvelle-Écosse, deux députés des circonscriptions acadiennes récemment créées ont pris la parole en français vendredi à l'Assemblée législative pour parler des soins de santé dans la province.

Le député libéral Ronnie LeBlanc, de la circonscription de Clare, a demandé, en anglais, au ministre des Affaires acadiennes et francophones, Colton LeBlanc, député progressiste-conservateur d'Argyle, ce que le gouvernement faisait pour améliorer l'accès aux soins de santé en français.

Un homme en tenue veston-cravate dans une salle de réunion.

Le député de Clare, Ronnie LeBlanc, prend la parole à l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

Le ministre LeBlanc lui a répondu en français : C'est sûr et certain que notre gouvernement a fait une priorité, basée sur le système de santé durant la campagne électorale. On a présenté nos plans. Je suis très fier qu'à travers de mon office, j'ai travaillé avec le ministère de l'Immigration, du Travail et des Compétences afin de travailler sur un plan d'immigration francophone.

Les députés de ces circonscriptions acadiennes protégées ont poursuivi leurs échanges en français, ce qui a été remarqué.

Un homme en veston cravate se tient debout devant deux autres hommes aux visages couverts de masques.

Le ministre des Affaires acadiennes de la Nouvelle-Écosse, Colton LeBlanc, répond à un député de l'opposition à l'Assemblée législative.

Photo : Radio-Canada

En Nouvelle-Écosse, il existe trois circonscriptions acadiennes protégées : Argyle, Clare et Richmond.

Elles avaient été abolies en 2012 par le gouvernement néo-démocrate de Darrell Dexter. Le gouvernement libéral qui lui a succédé, celui de Stephen McNeil, avait accepté de soumettre cette décision, contestée, à un renvoi judiciaire.

Après un jugement qualifiant cette abolition d’inconstitutionnelle, les trois circonscriptions avaient été rétablies en prévision de l’élection générale suivante.

L'autre député acadien à l'Assemblée législative à Halifax est le progressiste-conservateur Trevor Boudreau, élu en août dernier par les électeurs de Richmond.

Un pas franchi vers une offre d'interprétation parlementaire?

Ma réaction initiale : la fierté, évidemment, s'exclame la directrice de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) Marie-Claude Rioux.

L'organisme avait mené la bataille judiciaire pour le rétablissement des circonscriptions acadiennes.

« Je pense que le fait d'avoir eu à travailler si fort pour récupérer les circonscriptions acadiennes a peut-être mis en lumière l'importance de s'afficher comme francophone évidemment. »

— Une citation de  Marie-Claude Rioux, directrice, FANE

On voit, de façon concrète, ce que ça donne d'avoir des circonscriptions électorales acadiennes qui représentent une grande partie de la communauté néo-écossaise, estime Marie-Claude Rioux.

La directrice de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, Marie-Claude Rioux, en entrevue

La directrice de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, Marie-Claude Rioux, en entrevue au Téléjournal Acadie, le 9 aout 2021.

Photo : Radio-Canada

Nos régions acadiennes sont fortement francophones, voire majoritaire et c'est important que ça se retrouve aussi au parlement ou à l'Assemblée législative, dit madame Rioux.

Il n'y a pas de traduction simultanée lors des séances de l'Assemblée législative en Nouvelle-Écosse.

Le président de la chambre, Keith Bain, a donc demandé aux députés de bien vouloir répéter en anglais ce qu'ils ont dit.

Marie-Claude Rioux espère un jour que ça ne soit plus nécessaire.

Qui sait, c'est peut-être une porte d'entrée aussi pour nous permettre de voir à la possibilité d'avoir justement une traduction simultanée en chambre, souligne-t-elle.

La Nouvelle-Écosse imiterait ainsi sa voisine, le Nouveau-Brunswick, province officiellement bilingue.

D'après un reportage de Paul Légère

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