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À Rome, 200 000 personnes manifestent contre l’extrême droite

Une foule sur une place de Rome, avec de nombreux drapeaux rouges.

Près de 200 000 personnes se sont rassemblées à Rome, demandant l'interdiction du groupe néofasciste Forza Nuova (FN), après les violentes manifestations de la semaine dernière.

Photo : AP / Andrew Medichini

Agence France-Presse

Des dizaines de milliers d'Italiens ont demandé l'interdiction d'un groupe d'extrême droite lors d'un rassemblement à Rome samedi, après les violentes manifestations contre le passeport sanitaire le week-end dernier imputées aux néofascistes.

Portant des pancartes Fascisme, plus jamais, les manifestants sur la place San Giovanni – un lieu associé historiquement à la gauche – ont demandé l'interdiction du groupe néofasciste Forza Nuova (FN).

Cette manifestation a rassemblé au moins 200 000 personnes, selon les organisateurs, qui ont mobilisé 800 autocars et 10 trains.

Des leaders de FN figuraient parmi les personnes arrêtées après l'attaque du siège du syndicat CGIL (gauche), principale confédération syndicale du pays, lors de la manifestation contre le passeport sanitaire du 9 octobre.

Ce n'est pas seulement une riposte au "squadrisme" fasciste, a déclaré le secrétaire général du syndicat CGIL Maurizio Landini, utilisant le terme désignant des forces paramilitaires qui, après la Première Guerre mondiale, sont devenues une forme de bras armé du fascisme italien.

Maurizio Landini parle derrière un lutrin, avec devant lui une affiche qui s'oppose au fascisme.

Le secrétaire général du syndicat CGIL, Maurizio Landini

Photo : AP / Andrew Medichini

Cette place symbolise aussi tous ceux qui en Italie veulent changer le pays, qui veulent fermer la porte à la violence politique, a-t-il ajouté devant les manifestants rassemblés.

Plusieurs centaines de personnes s'étaient opposées samedi dernier à la police dans le centre de Rome, dévastant entre autres le siège de la CGIL.

L'attaque était survenue après une manifestation contre l'obligation, à partir du 15 octobre, du passeport sanitaire dans tous les lieux de travail.

Les appels se sont multipliés en Italie pour interdire Forza Nuova, mis en cause après ces manifestations.

Les groupes néofascistes doivent être interdits dès maintenant, mais au préalable, nous avons besoin d'une éducation antifasciste dans les écoles, a déclaré à l'AFP une étudiante, Margherita Sardi.

Le Parti démocrate (centre gauche), en tête des appels à l'interdiction de FN, a indiqué que sa pétition pour que le Parlement la prononce avait récolté 100 000 signatures.

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