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Au Liban, le ministre de la Justice appuie le juge qui enquête sur l’explosion de 2020

Plan rapproché de Henry Khoury, qui regarde à sa gauche.

Le ministre libanais de la Justice, Henry Khoury, a apporté son soutien samedi au juge chargé d'enquêter sur l'explosion de 2020 au port de Beyrouth.

Photo : afp via getty images / ANWAR AMRO

Reuters

Le ministre libanais de la Justice, Henry Khoury, a apporté samedi son soutien à Tarek Bitar, le juge chargé de l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth en août 2020, affirmant qu'il avait le droit de convoquer toute personne qu'il souhaitait, selon la télévision Al Jadeed.

Les tensions autour de l'enquête sur l'explosion meurtrière dans le port de Beyrouth ont donné lieu jeudi aux pires violences dans la capitale libanaise depuis plus de dix ans, six chiites ayant été abattus lors d'une manifestation au cours d'une journée ravivant le souvenir de la guerre civile de 1975-1990.

Des échanges de coups de feu ont été entendus pendant plusieurs heures, provoquant des mouvements de panique à Tayouneh, là même où passait l'ancienne ligne de front entre quartiers chiites et chrétiens lors de la guerre civile dont le Hezbollah et les Forces libanaises (FL) ont été deux acteurs majeurs.

Une Libanaise semblant blessée est évacuée par du personnel médical à Beyrouth.

Du personnel médical évacue des résidents de Beyrouth, en marge des manifestations de jeudi dernier où six chiites ont été abattus.

Photo : Getty Images / Marwan Tahtah

Ces incidents, qui ont aussi fait des dizaines de blessés, illustrent l'escalade de la crise autour de l'enquête sur l'explosion dans le port le 4 août 2020 qui avait fait plus de 200 morts et ravagé des pans entiers de Beyrouth, alors même que le gouvernement tente de lutter contre l'une des pires crises économiques de l'histoire du pays.

Je soutiens l'enquêteur, aurait déclaré Henry Khoury.

Des sources judiciaires ont déclaré plus tôt dans la journée de samedi que le Conseil supérieur de la magistrature libanaise rencontrerait Tarek Bitar mardi pour l'entendre sur le déroulement de l'enquête.

Le ministre de la Justice a ajouté qu'il n'avait pas le pouvoir de remplacer Tarek Bitar et qu'il ne subissait aucune pression pour le faire.

De son côté, Gebran Bassil, le dirigeant du Courant patriotique libre, a dit lors d'un discours que l'enquête ne devait pas être arrêtée.

Le Courant patriotique libre est pour la poursuite de l'enquête, la révélation de la vérité et [faire] traduire les responsables devant la justice, a-t-il déclaré.

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