•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les jeunes de Gatineau ont aussi leur mot à dire dans cette élection

Et, ces trois-là de Gatineau n'ont pas la langue dans leur poche!

Trois jeunes personnes personnes, deux garçons et une fille.

Antoine Fontaine, Arnaud Forget et Katanan Touré, trois membres de la Commission jeunesse de Gatineau qui en avaient beaucoup à dire sur la campagne électorale de Gatineau

Photo : Radio-Canada / Yosri Mimouna / Gracieuseté Commission jeunesse de Gatineau

Radio-Canada

Katanan, Arnaud et Antoine, trois élèves d'écoles secondaires de Gatineau, n’ont pas attendu d’être des adultes avant de s’intéresser à la politique et de participer à la vie municipale. Même s’ils n’ont pas encore 18 ans, ils ont déjà fait entendre leur voix sur certaines grandes orientations de l’administration publique. Et, mine de rien, ils ont toute l’attention du conseil municipal.

Cette influence, ils l’ont acquise en étant membres de la Commission jeunesse de Gatineau (CJG), une entité créée par la Ville qui encourage les adolescents à participer aux débats publics et à prendre part aux décisions municipales.

L’objectif est de permettre aux jeunes d’exprimer leurs idées et leurs préoccupations au conseil municipal.

À la Commission jeunesse, on a un réel impact sur les services de la ville qui touchent tous les citoyens, y compris les jeunes , explique Antoine Fontaine, qui étudie à l’école polyvalente Le Carrefour.

Ce n’est pas pour rien qu’on appelle la CJG une école de participation citoyenne, dit-il. On est vraiment dans l'envers du décor en apprenant comment [l’appareil municipal] fonctionne, tout en ayant notre mot à dire.

À écouter :

L'animateur Philippe Marcoux s'est entretenu avec Antoine, Arnaud et Katanan, mercredi, à l'émission Sur le vif.

Des adolescents qui lèvent le pouce en l'air et sourient

Les jeunes de Gatineau souhaitent être inclus dans les discussions.

Photo : iStock

Une ville qui tient compte de ses adolescents

La commission est composée de 26 élèves du secondaire et de trois élus municipaux, qui mettent leurs idées en commun pour faire de Gatineau une ville où il se passe quelque chose pour les adolescents , explique Arnaud Forget, qui étudie au Collège Saint-Alexandre.

Ces élus siègent au conseil municipal et ils ont un lien direct avec le maire, rappelle-t-il. Donc, si on veut vraiment qu’il y ait quelque chose qui se passe, [si on veut être entendu], c’est vraiment le lieu pour commencer.

« J’ai vraiment l’impression de faire une différence!  »

— Une citation de  Katanan Touré, membre de la Commission jeunesse de Gatineau

Par exemple, dans un parc, on va penser à construire un terrain de pétanques pour les aînés, à construire des structures pour les enfants, mais les ados, on va parfois les oublier. Résultat, le parc n’est pas accessible pour tout le monde , illustre Antoine.

Les services, on en a tous besoin, mais chacun a des visions et des besoins différents. [Nous], on veut s’assurer que les besoins de tout le monde, y compris ceux des adolescents, soient respectés là-dedans.

Un jeune homme adossé à un mur qui sourit tout en réfléchissant.

À l’occasion des prochaines élections municipales, la Commission jeunesse de Gatineau invite les écoles secondaires à faire vivre à leurs élèves une expérience enrichissante de démocratie en organisant une simulation électorale.

Photo : Commission jeunesse de Gatineau

Choisir son maire!

Cette année, encore une fois, la commission prendra position pour les jeunes dans la campagne électorale en faisant la promotion de leur programme C’est parti, je vote!

Ce programme invite les jeunes à choisir parmi les candidats à la mairie celui qui représente le mieux leurs intérêts et à faire valoir ce choix lors d’une simulation électorale qui aura lieu dans plusieurs écoles secondaires de la ville, du 25 octobre au 5 novembre.

On demande aux jeunes de s’informer sur les candidats, [d’en apprendre davantage] sur le fonctionnement d’une ville ou d’un district, de s’impliquer un peu plus dans la politique municipale pour se préparer, dans quelques années, quand ils seront prêts, à voter pour de vrai , explique Katanan Touré, élève à l’École polyvalente Nicolas-Gatineau.

Elle espère que leur initiative forcera les candidats à prendre des engagements concrets pour les jeunes.

« Jusqu’à présent dans la campagne, on n’a pas trop parlé de projets pour les jeunes. »

— Une citation de  Arnaud Forget, membre de la Commission jeunesse de Gatineau

« Avec C’est parti je vote!, on essaie de dire "OK, tu t’intéresses à l’environnement, au transport, à plein d’autres affaires? Eh bien, c’est en politique que ça se passe. Si tu veux avoir ton mot à dire, il faut que tu t’informes sur les candidats" », résume Antoine. 

C’est cet intérêt-là qu’on essaie de susciter chez les jeunes parce que la politique, ça nous touche dans tous les aspects de la vie.

Veux-tu en savoir plus sur la campagne électorale à Gatineau? Rendez-vous sur la page web de C’est parti, je vote! 2021

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !