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Un nouveau paysage politique municipal au Bas-Saint-Laurent

Le centre-ville de Rimouski et le clocher de la cathédrale

Bon nombre de villes bas-laurentiennes, dont Rimouski, auront une nouvelle mairesse ou un nouveau maire pour les quatre prochaines années. (archives)

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Alice Proulx

Les prochaines élections municipales donneront lieu à un changement de garde d’une rare étendue, dans plusieurs villes du Bas-Saint-Laurent, avec l'entrée en poste de nouveaux maires.

De nombreux élus ont choisi de ne pas présenter leur candidature pour l'élection municipale du 7 novembre prochain.

C'est le cas de 8 des 10 plus grandes villes de la région, soit à Rimouski, Rivière-du-Loup, Matane, Amqui, Témiscouata-sur-le-Lac, La Pocatière, Trois-Pistoles et Saint-Pascal.

Selon le maire sortant de Matane, Jérôme Landry, trois raisons sont régulièrement citées pour expliquer le départ des maires sortants; soit l'augmentation de la charge de travail, la fatigue associée à la pandémie et la pression des réseaux sociaux.

« Les réseaux sociaux, c'est vraiment une plaie. Les élus sont exposés à des critiques qui sont souvent négatives et à de la méchanceté gratuite. »

— Une citation de  Jérôme Landry, maire sortant de Matane
Le maire Jérôme Landry est assis à une table devant le drapeau de la ville de Matane.

Jérôme Landry avait annoncé, en décembre 2020, qu'il ne briguerait pas les suffrages en novembre prochain (archives).

Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

Même s'il pense que ces départs occasionneront un certain clivage dans les différentes villes touchées, il insiste toutefois sur le fait qu'ils apporteront surtout une nouvelle vision.

J'espère qu'il y aura plus de jeunes et de femmes qui vont se présenter. Ces changements de garde apporteront un second souffle, parce que le monde municipal évolue rapidement, ajoute M. Landry.

Le maire de Mont-Joli, Martin Soucy, qui sollicitera, pour sa part, un second mandat lors des élections municipales cet automne, abonde dans le même sens que Jérôme Landry en ce qui concerne la charge de travail des élus.

La pression est énorme pour un élu. Ce n’est pas seulement deux assemblées par mois; ce sont des heures et des heures de travail. Il ne faut pas les compter et il faut le faire pour nos citoyens. Être maire, ce n'est pas seulement déneiger les trottoirs et s'occuper du réseau d’aqueduc, mais aussi de s’assurer du plein développement de nos villes, affirme-t-il.

Le maire de Mont-Joli, Martin Soucy

Avec tous ces départs, Martin Soucy deviendra le doyen des maires du Bas-Saint-Laurent après un seul mandat à la tête de sa ville (archives).

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

M. Soucy estime également que même si la pandémie a apporté son lot de défis, elle n'a pas fait reculer les citoyens qui souhaitaient se lancer dans la politique municipale.

Une charge qui aurait doublé, selon un maire

Le préfet de la MRC Rimouski-Neigette, Francis Saint-Pierre, est aussi maire de Saint-Anaclet-de-Lessard. Il est d'avis que la charge de travail de maire a considérablement augmenté depuis son entrée en poste, en 2006.

« La charge de travail aujourd’hui, à comparer à ce que c’était en 2006, a doublé facilement. »

— Une citation de  Francis Saint-Pierre, préfet, MRC Rimouski-Neigette

Avant, il n’était pas rare de voir des gens qui avaient des emplois à temps plein occuper le poste de maire. C’est un petit peu triste, mais le poste de maire aujourd’hui, il faut soit être un maire à temps plein pour les villes soit, dans les municipalités rurales, être quelqu’un en préretraite ou à la retraite, avance-t-il.

Francis Saint-Pierre, maire de Saint-Anaclet et préfet de la MRC de Rimouski-Neigette.

Francis Saint-Pierre soutient qu'avec la montée des réseaux sociaux, les maires se font plus intimider qu'autrefois (archives).

Photo : Radio-Canada / Sébastien Ross

Les municipalités se sont développées. On est loin de gérer juste les égouts et l’entretien des chemins; c'est beaucoup plus large que cela aujourd’hui. On a l’environnement, le développement économique, les loisirs et la culture, soulève M. Saint-Pierre.

De nombreux élus reconnaissent qu'autant de départs entraîneront une certaine perte d'expertise, mais surtout la perte de canaux de communication au sein de l'appareil gouvernemental.

Francis Saint-Pierre estime cependant que cette période de flottement sera de courte durée puisque les membres de l'administration feront des suivis et transmettront les informations aux nouveaux maires en place, à compter du mois de novembre.

Avec les informations de Denis Leduc

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