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Mouvement Montréal fait rayer deux candidats des bulletins de vote

Balarama Holness et Marc-Antoine Desjardins en point de presse devant l'édifice Lucien-Saulnier.

Chef de Mouvement Montréal, Balarama Holness a demandé et obtenu le retrait des candidatures de Marc-André Bahl et Jean-Pierre Boivin, tous deux issus de Ralliement pour Montréal.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

La formation politique de Balarama Holness fait le ménage dans ses rangs.

Élections Montréal a annoncé vendredi soir sur Twitter que les candidatures de Marc-André Bahl et Jean-Pierre Boivin sont retirées à la suite de leur exclusion du parti Mouvement Montréal.

Ancien candidat du Parti québécois en 2012, Marc-André Bahl avait été recruté par Marc-Antoine Desjardins, chef de Ralliement pour Montréal, qui avait accepté d'unir ses forces à celles de Balarama Holness à la fin de septembre. Il était candidat dans le district de Marie-Victorin, dans l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie.

Radio-Canada a révélé vendredi que Marc-André Bahl avait partagé, ces derniers mois, des contenus complotistes. Il s'était aussi montré virulent contre les wokes et avait affirmé que l'islamophobie n'est pas du racisme.

Dans un premier temps, Balarama Holness avait confié, par téléphone, ne pas connaître ce candidat.

Un homme prononce un discours.

Marc-André Bahl faisait partie de l'équipe de Ralliement pour Montréal, qui a rejoint Mouvement Montréal.

Photo : Facebook / Marc-André Bahl

Jean-Pierre Boivin était lui aussi aux côtés de Marc-Antoine Desjardins avant de faire le saut avec Mouvement Montréal.

Candidat à un poste de conseiller d'arrondissement dans Verdun, M. Boivin avait annoncé mercredi son intention de quitter le parti en raison de la volonté de son nouveau chef de tenir un référendum sur le statut linguistique de la métropole. Il souhaitait dorénavant faire campagne à titre d'indépendant.

C'est Radio-Canada qui a appris à M. Boivin vendredi soir qu'il devrait tirer une croix sur son projet. Il a dit ne pas comprendre la raison pour laquelle sa candidature avait été retirée, lui-même n'ayant jamais fait de demande en ce sens auprès d'Élections Montréal.

Notre couverture des élections municipales au Québec en 2021.

Après vérifications, l'article 166.1 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités prévoit qu'une nouvelle déclaration de candidature doit être produite lorsque le candidat d’un parti autorisé ou d’une équipe reconnue cesse d’être reconnu comme candidat de ce parti ou de cette équipe.

Or, il n'est plus possible de présenter une nouvelle déclaration de candidature depuis le 1er octobre.

Une fusion difficile

Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'alliance conclue le 30 septembre dernier entre Mouvement Montréal et Ralliement pour Montréal provoque des remous, les deux partis ayant défendu par le passé des idées parfois diamétralement opposées sur certains sujets, comme la langue et le financement de la police.

Dès le lendemain de l'annonce de la fusion, l'ex-conseiller municipal Jean-François Cloutier – présenté jusque-là comme le futur président du comité exécutif de Marc-Antoine Desjardins – et la candidate Brigitte Lamoureux ont quitté l'aventure, en laissant entendre que la mayonnaise ne prendrait pas.

Au 1er octobre, Mouvement Montréal pouvait compter sur 74 candidats. Ce nombre n'est plus aujourd'hui que de 71, puisque, outre MM. Bahl et Boivin, le candidat Katchik Ebruchumian, qui briguait un poste de conseiller d'arrondissement dans l'arrondissement d'Outremont, s'est désisté au début d'octobre.

Mme Tremblay en point de presse devant une pancarte de ses candidats.

Lili-Anne Tremblay brigue le poste de mairesse de Saint-Léonard sous la bannière de Mouvement Montréal.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

D'autres ont cependant décidé de rester. C'est le cas de la conseillère d'arrondissement Lili-Anne Tremblay, qui brigue aujourd'hui la mairie de Saint-Léonard.

Si on est capable de passer à travers tout ça, imaginez ce qu'on fera quand on sera au pouvoir, a-t-elle déclaré, vendredi matin, en présentant son programme dans son local électoral.

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