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6449 randonneurs ont emprunté le sentier de la Côte-Ouest en 2021

Deux personnes montent à une échelle en bois au milieu de la forêt.

Il faut une bonne préparation physique pour terminer les 75 kilomètres du sentier de la Côte-Ouest.

Photo : Radio-Canada / Julie Carpentier

Du 4 juin au 30 septembre, Parcs Canada a accueilli 6449 personnes sur le sentier de la Côte-Ouest, le long du littoral pacifique de l'île de Vancouver. Le sentier était resté désert en 2020 en raison de la pandémie.

Jacinthe Amyot, gestionnaire de la conservation des ressources à la Réserve de parc national Pacific Rim, explique que la saison s'est « vraiment bien passée ».

Cette année, il y a eu un peu moins de visiteurs que les années précédentes (8087 randonneurs en 2019 et 7930 en 2018), une conséquence potentielle des restrictions liées à la COVID-19.

Pour Jérémy Fimat, le sentier a été synonyme de rencontres et de nuits parfois très fraîches. Ce Français, âgé de 34 ans et en année sabbatique depuis début août, voyage en Amérique du Nord.

Mi-septembre, il a fait la totalité du sentier en 4 jours et demi, du sud vers le nord. Ça fait longtemps que j'avais envie de faire l'Ouest canadien. Et voilà, dès que ça a ouvert, je suis venu et je suis très content d'être là, explique-t-il depuis Canmore en Alberta, où il continue son voyage.

Jérémy Fimat, un sac de randonnée sur le dos, regarde l'océan.

Jérémy Fimat a commencé son voyage au Canada en parcourant le sentier de la Côte-Ouest.

Photo : Gracieuseté de Jérémy Fimat

S’il a commencé sa randonnée seul, et en stop pour rejoindre le départ, il a vite fait la rencontre de trois femmes qui habitent sur l'île de Vancouver et avec qui il a fini son périple. Il se dit très content de voir que les gens sur l'île [sont] des personnes très, très généreuses et accueillantes.

Des parties en mauvais état

Jérémy Fimat est un habitué des randonnées depuis l’enfance. L’an dernier, il a fait le célèbre GR20 qui traverse la Corse. Ce qui l’a étonné, lui et d'autres randonneurs, concernant le sentier de la Côte-Ouest, c’est son état, surtout sur la partie sud.

« Le début du trail est beaucoup plus dur et [...] il est en plus en mauvais état. Il y a beaucoup, beaucoup de passerelles en bois qui sont cassées. »

— Une citation de  Jérémy Fimat, randonneur

Le Français explique qu'il pensait que pendant l'année de fermeture, [Parcs Canada allait] pouvoir vraiment tout revoir, tout remettre en état. Il dit que le sentier peut être très dangereux parce que c'est en mauvais état.

Une promenade en bois avec des planches cassées.

Certaines promenades en bois du sentier sont endommagées.

Photo : Gracieuseté de Jérémy Fimat

Jacinthe Amyot explique qu’il faut être bien préparé pour ce sentier, elle conseille de ne pas voyager seul et assure que le chemin est en très bonne condition.

Elle reconnaît néanmoins qu’il faut vraiment s'attendre à une promenade avec certains bois en mauvais état, des planches pourries, des barreaux d'échelles manquantes.

Elle ajoute : Ça fait partie d’un sentier d'arrière-pays. D’ici la saison prochaine, Parcs Canada compte moderniser les cinq téléphériques du sentier.

Jacinthe Amyot, qui a elle-même fait le sentier cette année, rappelle aussi qu’il est très important d'avoir l'équipement adéquat. Par exemple, une bonne botte avec un soutien à la cheville, car elle a vu beaucoup de visiteurs avec des souliers qui ne sont pas faits pour une randonnée.

Trois personnes avec des sacs de randonnée et des bâtons de marche sur une plage.

Jérémy Fimat a choisir ce sentier notamment pour la diversité de ses paysages.

Photo : Gracieuseté de Jérémy Fimat

Des conditions météorologiques parfois difficiles

Dans une entrevue avec l’émission Panorama, Marguerite Royer raconte comment les conditions météorologiques fin septembre ont été difficiles pour elle, son père et sa sœur.

Et ce, malgré leur préparation, c’est dur de savoir à quoi s’attendre quand on ne l’a jamais fait, explique-t-elle. Après trois jours de grand soleil, le groupe a dû affronter presque 75 mm de pluie.

« L’aventure prend une tout autre tournure quand tout est mouillé. Une nuit, la rivière a débordé et on s’est réveillé dans une tente qui flottait. À un moment donné, tu atteins un point où tu finis par en rire et tu continues à marcher. »

— Une citation de  Marguerite Royer, randonneuse

Finir le sentier a été gratifiant pour la famille et l’occasion de découvrir une diversité de paysages, tu vois la forêt, tu vois l'océan, des fois tu marches sur la plage, se remémore Marguerite Royer.

Deux personnes traversent la forêt inondée à cause de fortes pluies.

Les fortes pluies peuvent rendre certaines parties impraticables.

Photo : Radio-Canada / Julie Carpentier

Mais comme pour Jérémy Fimat, les conditions du sentier ont surpris la randonneuse. Il y a beaucoup de chemins, d'échelles et la plupart étaient comme détruits, ça rajoutait de la difficulté au chemin, dit-elle.

Jacinthe Amyot explique que les blessures sur ce sentier sont en général dues à des chutes, des glissades et restent des blessures mineures.

Des conditions préexistantes peuvent également jouer et certains rencontrent la fatigue, dit-elle, car « peut-être pas tout à fait bien préparés physiquement, et peut-être même mentalement, avant d'entreprendre ce voyage qui est très difficile ».

En 2021, Parcs Canada a procédé à 56 extractions, soit 0,86 % de la totalité des visiteurs. Parmi celles-ci, 37 étaient dues à « des blessures telles que des coupures, des brûlures, des foulures, des entorses, des dislocations ou des fractures ».

Un homme rejoint un hélicoptère.

Certains randonneurs doivent être évacués par hélicoptère.

Photo : Gracieuseté de Chris Chettle

Mais la randonnée fournit également son lot de moments cocasses. Pour affronter les pluies torrentielles, le groupe de Marguerite Royer s’est résolu à s’abriter dans des toilettes sèches, collés les uns aux autres. C’était tellement drôle, se souvient-elle.

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