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Les assouplissements à venir dans les bars suscitent des réactions partagées en Outaouais

Des gens mangent sur une terrasse à Gatineau.

Les terrasses de la rue Laval, dans le Vieux-Hull (archives)

Photo : CBC/Trevor Pritchard

Radio-Canada

L’annonce du gouvernement du Québec concernant l’assouplissement des restrictions dans les restaurants et les bars, dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er novembre, suscite des réactions partagées chez des tenanciers de bars de l’Outaouais. Certains d’entre eux en auraient voulu davantage.

Le directeur général du bar Aux 4 jeudis et du restaurant Piz'za-za, Alexandre Leblanc, affirme que les assouplissements annoncés sont un pas dans la bonne direction, mais c’est clairement insuffisant pour nous.

Pour nous, vu le passeport vaccinal, ça aurait dû arriver le 1er septembre, estime-t-il. Si on était de retour à la normale [dans] les environnements de bars, je crois fortement que beaucoup plus de jeunes voudraient se faire vacciner, parce qu'il y aurait une normalité de retour dans les établissements comme le nôtre.

« C'est de mieux en mieux, mais il y a loin de la coupe aux lèvres. »

— Une citation de  Alexandre Leblanc, directeur général du bar Aux 4 jeudis et du restaurant Piz'za-za
Alexandre Leblanc accorde une entrevue devant son établissement.

Alexandre Leblanc, le directeur général du café-bar Aux 4 jeudis (archives)

Photo : Radio-Canada

Les assouplissements, qui entreront en vigueur dès le 1er novembre au Québec, ne permettent pas la réouverture des planchers de danse et n'autorisent pas les clients à consommer debout ni à circuler sans masque.

Pour le directeur général de l’établissement Aux 4 jeudis, ces mesures vont à l’encontre de l’expérience de bar qui est habituellement recherchée par ses clients. C’est une question de sociabilité, qui est la nature même de l’expérience de bars, dit-il.

« Les gens viennent à la rencontre d'autres gens, ils veulent socialiser, prendre un verre, jaser. Ce n'est pas une expérience compatible avec les restrictions qui sont en vigueur depuis le début de la pandémie. On fait avec, mais ce n'est vraiment pas l'idéal. »

— Une citation de  Alexandre Leblanc, directeur général du bar Aux 4 jeudis et du restaurant Piz'za-za

Même son de cloche du côté du resto-bar le Pêle-Mêle, situé juste en face du bar Aux 4 jeudis, dans le Vieux-Hull. Le copropriétaire de l’établissement Claude Chapdelaine croit lui aussi que les gens sont tannés de rester assis quand ils sortent prendre un verre.

Un homme en entrevue devant un restaurant.

Claude Chapdelaine, copropriétaire du resto-bar le Pêle-Mêle, dans le Vieux-Hull (archives)

Photo : Radio-Canada

Il affirme toutefois que la possibilité d’accueillir les clients au maximum de la capacité de l'établissement est une bonne nouvelle, particulièrement avec l’arrivée imminente du temps plus frais.

N’empêche, Claude Chapdelaine a vraiment hâte que tout débloque en ce qui concerne les mesures sanitaires, surtout maintenant que le passeport vaccinal est en vigueur. Présentement, pour le client, il n'y a rien qui change. Il doit suivre les mêmes mesures qu'avant, dit-il.

« Oui, on peut asseoir plus de monde, mais les gens ne viendront pas plus s'ils ne peuvent pas se lever, aller à la rencontre de [nouvelles personnes] et socialiser. C'est ça, le grand défi : inciter les gens à venir socialiser, mais en restant assis chacun de leur bord. C'est très difficile. »

— Une citation de  Claude Chapdelaine, copropriétaire du resto-bar le Pêle-Mêle

Le gérant de l’établissement Mardi Gras, à Gatineau, Alex Girardeau-Charron, affirme de son côté qu’il s’attendait à ce qu’il y ait davantage d’assouplissements plus tôt en raison du passeport vaccinal, mais chaque jour, on va de l'avant et on se dit que c'est un pas dans la bonne direction, poursuit-il.

Ce qu’il souhaiterait pour les prochains assouplissements, c’est de peut-être voir les gens danser, quitte à le faire avec leurs masques, puis aussi la distance entre les tables. Nous, habituellement, c'est un dance floor, donc si la distance entre les tables pouvait être rayée de la liste, ça serait encore mieux.

La fermeture à 3 h, un beau plus

Si les assouplissements annoncés jeudi par Québec ne permettent pas aux tenanciers susmentionnés de faire fonctionner leurs établissements à plein régime, ils auront toutefois la possibilité de fermer à 3 h.

C’est un beau plus, lance Alex Girardeau-Charron. C'est sûr que les gens, à 1 h, [ils] aimeraient encore se faire servir et on doit malheureusement le leur refuser.

À Gatineau, ce sera la toute première fois que les bars situés dans le secteur de Hull auront le droit de fermer leurs portes à 3 h. La Ville a adopté un règlement en ce sens le 11 juillet 2020, mais les tenanciers n’ont jamais pu en profiter pleinement, car le 10 juillet 2020, le gouvernement du Québec a imposé aux bars de cesser de vendre de l'alcool à minuit et de fermer à 1 h.

Avec les informations de Rosalie Sinclair

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