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Des milliers de seringues souillées découvertes dans un appartement de Jonquière

Une seringue souillée.

Le 14 janvier 2018, Rob Ashley, le petit ami de Mme Rummery, est mort d’une surdose. Elle croit qu’un centre de désintoxication médicalement assisté aurait pu lui sauver la vie.

Photo : Radio-Canada / Rafferty Baker

Radio-Canada

Les gestionnaires d'un immeuble à logements de Jonquière ont fait une découverte plutôt déconcertante après avoir évincé une locataire avec un jugement du Tribunal administratif du logement. L'appartement situé sur le boulevard du Royaume était rendu insalubre parce qu'il contenait des centaines, voire des milliers de seringues souillées.

Donc, [il y avait] des aiguilles, des seringues, des vêtements souillés, des excréments, du sang partout , énumère Karina Tremblay, adjointe aux opérations chez PBS immobilier, l'entreprise gestionnaire de l'immeuble.

Elle estime qu'il y avait entre 3000 et 4000 seringues souillées dans l'appartement qu'il a fallu décontaminer en entier.

Ça a pris trois jours au total, ça a pris deux conteneurs, ça a pris des bacs de 12 litres pour mettre les seringues pour les transvider dans des conteneurs , explique-t-elle.

Les policiers de Saguenay connaissent l’endroit. Ils savaient que des gens le fréquentaient et s’y injectaient des drogues, mais ils ne le qualifient tout de même pas de piquerie.

Bruno Cormier donne une entrevue devant des maisons.

Selon le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier, l'endroit n'était pas considéré comme une piquerie.

Photo : Radio-Canada

Pour nous, l’endroit n'était pas problématique au niveau de la vente. Ce n’était pas non plus un endroit bien spécifique où tout le monde se réunit pour se piquer. Pour nous, avec les renseignements qu'on avait, ce n'était pas le cas , soutient le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier.

Il assure que s’il y avait eu un véritable danger pour la population, il y aurait eu des interventions policières.

Les policiers, ils ne peuvent pas non plus intervenir pour ces affaires-là, c'est leur domicile, ils ont le droit d'avoir qui ils veulent , reconnaît Karina Tremblay.

Dans l’arrondissement de Jonquière, les travailleurs de rue invitent quiconque trouve des seringues, y compris les propriétaires d'immeubles, à les contacter. Ils peuvent à la fois fournir des seringues propres et recueillir celles qui sont souillées.

Dans l’ensemble du Saguenay, ils ont distribué 135 000 seringues l'an dernier.

On veut que ça se fasse de la façon la plus sécuritaire possible. On voudrait évidemment qu'il n'y en ait pas, mais on sait que c'est impossible , mentionne le directeur régional de la santé publique, Donald Aubin.

La santé publique estime que la consommation de drogues injectables est en croissance dans la région. Plus d'une trentaine de personnes en seraient mortes au cours des trois dernières années.

D’après le reportage de Gilles Munger

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