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Gabriel Nadeau-Dubois veut convertir la curiosité des électeurs en votes

En entrevue aux Coulisses du pouvoir, le chef parlementaire de Québec solidaire parle de son parti, de son rôle et de ses aspirations électorales.

 Gabriel Nadeau-Dubois.

Gabriel Nadeau-Dubois en entrevue aux « Coulisses du pouvoir »

Photo : Radio-Canada / David Richard

Micheline Laflamme

Pas d’accalmie en vue sur le ton des échanges à l’Assemblée nationale. Gabriel Nadeau-Dubois estime qu’une démocratie doit faire place au consensus lorsque c’est nécessaire, mais qu’elle a aussi besoin de débats.

Son parti a beau former le deuxième groupe d’opposition à Québec, Gabriel Nadeau-Dubois a pris beaucoup de place à l’Assemblée nationale cet automne. Les échanges entre le chef parlementaire de Québec solidaire (QS) et le premier ministre François Legault, souvent vifs et parfois acrimonieux, ont retenu l’attention dans la sphère politique.

Moi, ce qui m'intéresse, c'est de débattre avec François Legault de nos visions pour le Québec, [...] parce qu'il n'y a pas de vision plus éloignée de celle de la CAQ que celle de Québec solidaire, lance le co-porte-parole, en entrevue à l’émission Les coulisses du pouvoir. À une semaine de la reprise des travaux, il promet un choc des idées, mais dans le respect, en s’éloignant des attaques personnelles.

Il pense surtout que les débats des dernières semaines ont attisé la curiosité des Québécois à l'égard de sa formation politique.

« Les sondages diront ce qu’ils veulent, mais il y a beaucoup de gens au Québec qui ne se reconnaissent pas dans François Legault. »

— Une citation de  Gabriel Nadeau-Dubois, chef parlementaire de Québec solidaire
Gabriel Nadeau-Dubois avec Daniel Thibeault.

Gabriel Nadeau-Dubois en entrevue avec Daniel Thibeault, l'animateur des « Coulisses du pouvoir »

Photo : Radio-Canada / David Richard

Au-delà du clivage entre son parti et la Coalition avenir Québec (CAQ), le chef parlementaire de QS estime que la vision défendue par sa formation politique depuis 15 ans, particulièrement en matière environnementale, offre un contraste clair avec celle des autres formations politiques. Dominique Anglade est très mal placée pour reprocher à François Legault son inaction sur la question climatique. Elle vient du parti des gaz de schiste et qui a appuyé Énergie-Est. [...] Même chose pour le Parti québécois, qui a été le parti d'Anticosti et du pétrole.

Gabriel Nadeau-Dubois croit que cette continuité dans le discours de sa formation commence à porter fruit et pourrait se traduire en gains aux prochaines élections. QS détient en ce moment 10 sièges à l’Assemblée nationale, alors que quatre ans plus tôt, il n’avait fait élire que 3 députés.

Le parti n’est plus considéré comme un joueur secondaire dans la lutte politique provinciale, selon M. Nadeau-Dubois. Il est devenu une solution possible. Moi, je croise des gens dans la rue et ils ne me disent pas juste : "Vous êtes sympathiques" ou "On aime vos idées". Maintenant, j’entends aussi : "On veut que vous soyez le prochain gouvernement".

Gabriel Nadeau-Dubois a pris du galon depuis son entrée à l’Assemblée nationale, il y a quatre ans. Il estime avoir beaucoup appris de sa collègue députée et co-porte-parole Manon Massé et se sent prêt, aujourd’hui, à partir à la conquête de nouveaux électeurs et de nouveaux candidats en vue du scrutin de 2022.

Il a aussi entrepris de visiter les régions de la province pour disséminer son message et jauger ses appuis. Il s’est dernièrement rendu à Rimouski, où il a piqué l’intérêt de bien des gens. Il reconnaît que cela ne se traduira pas nécessairement en intentions de vote, mais, à ses yeux, la dynamique a changé.

L’appui de François Legault au Parti conservateur du Canada lors des élections fédérales n’a pas été prisé par tout le monde. Difficile, selon lui, pour plusieurs Québécois de s’identifier à un parti qui est ambivalent en matière d’avortement et de droits des LGBTQ+, et qui appuie le lobby des armes.

« Quand François Legault dit : "Je parle au nom du Québec" et qu'en même temps, il dit : "J'appuie le Parti conservateur du Canada", il y a une dissonance. »

— Une citation de  Gabriel Nadeau-Dubois

Gabriel Nadeau-Dubois va donc continuer à parcourir le Québec. Jusqu’à maintenant, son parti a ciblé cinq régions. Il va y prendre la température de l’eau pour mieux formuler son programme électoral.

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