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Incompréhension devant les pistes de danse qui restent fermées au Québec

Photo montrant un DJ.

Les DJ peuvent se produire dans des bars, mais le public doit rester assis et ne pas danser.

Photo : Pxfuel

Radio-Canada

Au lendemain de l’annonce de la disparition prochaine des restrictions en matière de capacité d’accueil pour les bars et les restaurants, la déception règne chez ceux et celles qui réclament le droit de rouvrir des pistes de danse vides depuis plus d’un an et demi en raison de la pandémie.

Je suis déçu et perplexe. Je ne comprends plus, a déploré au micro de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18, Mathieu Grondin, directeur général de MTL 24/24. Cette organisation vise notamment à structurer la vie nocturne dans la métropole québécoise.

Si on peut être 15 000 personnes à danser devant sa chaise, sans masque, au Centre Bell en écoutant Ricky Martin et si on peut être à pleine capacité dans un bar, je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas danser, a-t-il ajouté.

François Beaulieu est propriétaire du Salon Daomé, un bar dansant situé sur le Plateau-Mont-Royal, à Montréal. On attendait une super bonne nouvelle. On avait eu des échos que peut-être ça allait être le moment pour nous d'ouvrir. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

Depuis le début de la pandémie, les pistes de danse restent fermées au Québec, alors qu’elles sont de nouveau accessibles ailleurs.

On est les grands oubliés, estime François Beaulieu, qui est prêt à ce que sa clientèle danse masquée si cela peut lui permettre d'accueillir à nouveau des personnes voulant se déhancher au son de la musique électronique.

Si vous connaissez la personne que je peux joindre pour avoir des réponses à mes questions, je serais bien intéressé, mais je la cherche depuis le début.

Deux poids, deux mesures

Mathieu Grondin déplore que la culture nocturne ne soit pas logée à la même enseigne que la culture plus traditionnelle, alors que les DJ sont désormais considérés comme des artistes.

J’ai l'impression que le gouvernement a rouvert la culture pour la culture qui les concerne : le TNM, la Place des Arts, l'Orchestre symphonique de Montréal, les concerts de Ricky Martin et de Gino Vannelli, a-t-il expliqué.

Les grosses salles, la culture institutionnelle, ça c'est correct, mais tout ce qui est un peu plus indépendant ou underground, ben ça non, ça c'est méchant, a-t-il ajouté.

Selon lui, les décisionnaires comprennent mal la culture de nuit et la voient avec une certaine méfiance. Ils ont l'impression que les mesures sanitaires ne pourront pas s’appliquer [sur les pistes de danse], alors que c'est pas vrai.

Une pétition et une marche

Le milieu de la vie nocturne compte continuer à se mobiliser pour faire rouvrir les pistes de danse. Une pétition réclamant le « rétablissement du droit de danser  » (Nouvelle fenêtre) a été lancée. Pour le moment, elle a été signée par près de 5550 personnes.

Le samedi 23 octobre, une grande marche festive, baptisée Open dance floors, se tiendra à Montréal. Elle commencera au coin de l’avenue du Parc et de la rue Duluth. À ce jour, 2400 personnes ont indiqué sur Facebook qu’elles allaient y participer.

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