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La Laiterie Chalifoux passe aux mains d’une entreprise française

Des pots de yogourt Riviera sur une chaîne de montage d'usine.

La Laiterie Chalifoux exploite notamment la marque de yogourt Maison Riviera.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Laiterie Chalifoux de Sorel-Tracy, qui exploite la marque Maison Riviera, vend ses actifs à une entreprise française, la Coopérative Alsace Lait.

On ignore le montant de la transaction.

Les mots d'ordre de cette transition sont continuité et croissance, a indiqué la Laiterie Chalifoux dans un communiqué, en précisant que les 170 emplois de ses installations de Sorel-Tracy seront maintenus et que les opérations s’y poursuivront normalement, ainsi qu’au siège social de Varennes.

Quant au comptoir-boutique adjacent à l'usine de Sorel-Tracy, il demeurera une propriété de la famille Chalifoux et poursuivra la vente des produits de la Maison Riviera.

La Coopérative Alsace Lait est un partenaire de longue date de la laiterie québécoise, explique la Laiterie Chalifoux. L'entreprise française détenait en fait 40 % des parts de la Laiterie Chalifoux depuis 2015, et son directeur général, Frédéric Madon, était engagé dans le développement de la Maison Riviera depuis cette date, et la dirigeait depuis un an.

La Laiterie Chalifoux a été fondée en 1920 par l'arrière-grand-mère de l'actuel président, Alain Chalifoux. Elle produit entre autres du fromage, du yogourt, de la crème et du beurre.

Quant à la Coopérative Alsace Lait, elle fait partie du Groupe Alsace Lait, qui se classe parmi les 25 plus grandes entreprises laitières de la France et possède plus de 100 ans d'expertise dans la transformation du lait.

Un marché très compétitif

En entrevue à Zone économie, Alain Chalifoux n’a pas détaillé les raisons qui l’ont poussé à se départir de son entreprise, l’une des dernières laiteries indépendantes du Québec.

Il a cependant dit se réjouir en pensant que les produits Riviera vont faire un autre 100 ans.

Il a aussi expliqué que le choix de la Coopérative Alsace Lait avait été motivé par le fait que les deux entreprises partagent les mêmes valeurs. Ils veulent continuer à faire un produit de qualité, a-t-il précisé.

Selon Pascal Thériault, agronome et économiste à l’Université McGill, pour réussir à demeurer compétitifs dans un marché où le consommateur recherche toujours le prix le plus bas, les transformateurs alimentaires n’ont d’autre choix que d’accepter la fusion avec une autre entreprise.

Il souligne qu’il aurait fallu à la Laiterie Chalifoux des investissements colossaux pour réussir à obtenir des parts supplémentaires du marché.

À titre d’exemple, le marché du yogourt québécois est dominé à 90 % par les géants alimentaires que sont Danone, General Mills et Lactalis.

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