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L’accès aux soins de santé demeure difficile pour les jeunes trans, révèle une étude

Un enfant qui tient une pancarte dans une manifestation

Près de 35% de jeunes trans ont eu des pensées suicidaires au moins une fois dans leur vie.

Photo : La Presse canadienne / Kathy Willens

Radio-Canada

Une étude unique en son genre a suivi 174 jeunes transgenres à travers le Canada sur une période de deux ans. On y révèle l'importance du soutien parental, mais aussi le manque d’accès aux soins, notamment en ce qui a trait à la santé mentale.

L'étude, publiée ce mois-ci dans la revue scientifique Pediatrics, a suivi des jeunes trans de moins de 16 ans qui ont été recommandés à l'un des 10 hôpitaux pour enfants du pays sur une période de deux ans entre 2017 et 2019. C'est également l'une des premières études de ce type à inclure le point de vue des familles de jeunes trans et non binaires.

Même si 62 % des jeunes ont rapporté avoir un fort soutien parental, beaucoup d'entre eux souffrent tout de même d’anxiété et/ou de dépression.

Ces jeunes, lorsqu’ils sont tout simplement eux-mêmes, ils deviennent heureux. Ils recommencent à parler à leur famille et sentent qu'ils sont acceptés pour ce qu'ils sont, explique la Dre Margaret Lawson, endocrinologue au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), qui est également la co-chercheuse principale de l’étude.

Une femme avec un veston orange

Dr Margaret Lawson, endocrinologue à l'hôpital pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO) et co-chercheuse principale de l’étude.

Photo : Radio-Canada

Près de 35 % ont eu des pensées suicidaires au moins une fois dans leur vie, tandis que près de 17 % avaient tenté de se suicider l'année précédente, selon l'étude.

La Dre Lawson estime que les camarades de classe, les enseignants, la famille élargie ou la société dans son ensemble pourraient ne pas être aussi compréhensifs par rapport à ces jeunes que les parents qui les soutiennent, ce qui ajoute à leur détresse psychologique.

« Les adolescents veulent s'intégrer. Ils ne veulent pas être différents. »

— Une citation de  Dre Margaret Lawson, co-chercheuse principale de l’étude

Santé mentale : plus de détresse chez les jeunes hommes trans

La dysphorie de genre est l'un des plus grands défis de santé mentale pour les jeunes trans et non binaires. Il s'agit d'un diagnostic clinique décrivant l'inconfort ou la détresse lié au sexe attribué à une personne à la naissance par rapport au genre auquel elle s'identifie. Les jeunes se sentent également jugés et non acceptés pour ce qu'ils sont, explique la Dre Lawson.

Bien que près des deux tiers des jeunes de l'étude soient conscients du genre auquel il s’identifie avant leur 12e anniversaire, Dre Lawson estime qu’ils attendent en moyenne près de quatre ans avant de consulter. Certains peuvent même voir jusqu’à huit médecins, avant de se retrouver dans un hôpital pour enfants où ils seront pris en charge.

En attendant, ces jeunes développent de plus en plus de détresse, conclut Dre Lawson.

Avec les informations de CBC

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