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Une famille de réfugiés afghans « reconnaissante » de s’installer à Halifax

Rohuddin Zia et ses enfants dans l'avion militaire canadien qui leur a permis de quitter l'Afghanistan le 14 octobre.

Rohuddin Zia et ses enfants dans l'avion militaire canadien qui leur a permis de quitter l'Afghanistan le 14 octobre.

Photo : Contribution

Radio-Canada

Le réfugié afghan Rohuddin Zia est arrivé en Nouvelle-Écosse avec sa famille le mois dernier, mais le régime des Talibans dans son pays d’origine lui inspire toujours de la peur.

Il dit faire des cauchemars à ce sujet et se réveiller en tremblant.

Rohuddin Zia a travaillé comme gardien de sécurité à l’ambassade canadienne à Kaboul et comme interprète pour les Forces armées canadiennes à Kandahar. Il est convaincu que sa vie serait en danger s’il était resté en Afghanistan après la prise du pays par les Talibans.

M Zia dit que les Talibans l'auraient décapité, comme tout autre interprète qui a travaillé pour les Forces armées canadiennes, s’ils savaient qu’il avait fait ce travail.

Sa mère, son épouse et ses quatre enfants ont pu l’accompagner. La famille a quitté l'Afghanistan dans un avion canadien le 14 août, quelques jours avant que la situation ne devienne chaotique à l’aéroport de Kaboul.

J’ai quitté l’Afghanistan avec l’aide des Forces armées canadiennes à bord de leur avion militaire. Nous en sommes reconnaissants. Si nous étions restés là huit heures de plus, nous n’aurions eu aucune chance de quitter Kaboul, affirme M. Zia.

Après un premier arrêt au Koweït suivi d’un autre en Allemagne, la famille est arrivée à Halifax en septembre. La famille vient de s’installer dans un appartement et veut inscrire à l’école les filles respectivement âgées de 6 et 7 ans. Le couple a aussi un garçon de 3 ans et une autre fille qui est encore un bébé.

Nous sommes en sécurité ici. Tout est bien ici. Notre famille est heureuse, souligne Rohuddin Zia.

Les Zia font partie des 2400 Afghans accueillis au Canada en vertu d’un programme d’immigration particulier. Environ 9400 autres réfugiés sont autorisés à s'installer au Canada. Le gouvernement fédéral a dit qu’il restait déterminé à faire venir 40 000 autres réfugiés afghans.

Le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada a expliqué qu’il poursuit jour et nuit le traitement des demandes des réfugiés et que le plus grand obstacle à surmonter est de trouver un moyen sécuritaire pour les transporter hors de leur pays.

D’autres membres de la famille Zia sont toujours en Afghanistan et ils espèrent pouvoir quitter le pays. M. Zia affirme qu’ils se cachent dans leurs maisons et qu’ils ne peuvent pas obtenir un passeport parce que c’est très dangereux.

Sa famille est l’une des deux qui ont récemment quitté l’Afghanistan et qui se sont installées à Halifax, selon la Société afghane d’Halifax, qui les aide toutes les deux.

La présidente de l’organisation, Gulmakai Sarvar, dit qu’elle peut les aider si elles ont besoin d’appui, de renseignements ou de transport.

Gulmakai Sarvar est heureuse de voir des familles s’installer au Canada, mais avoue qu’elle pense souvent à celles qui tentent encore d'échapper aux Talibans, dont des membres de sa propre famille.

C’est très grave. Je suis très triste tout le temps. Nous vivons ici, mais nos sentiments sont là-bas pour nos familles , dit-elle.

Environ 300 personnes originaires d’Afghanistan habitent à Halifax.

D’après un reportage de Gareth Hampshire, de CBC

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