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Preuve de vaccination : le code QR fait son entrée à Ottawa

Une explication du fonctionnement de l'application.

L'application de vérification des codes QR VérifOntario/VerifyOntario est offerte en français et en anglais.

Photo : capture d'écran

Radio-Canada

L’annonce de l’utilisation du code QR pour la preuve vaccinale en Ontario est bien accueillie à Ottawa, notamment dans le milieu de la restauration.

J’espère que ça va simplifier la vérification, lance d’entrée de jeu Dominique Labelle, directrice générale du Château Lafayette à Ottawa.

Auparavant, les Ottaviens devaient avoir en main une preuve de vaccination papier ou électronique afin de pouvoir s’asseoir dans un restaurant ou dans un bar. Cependant, il ne s’agissait pas d’une preuve universelle, ce qui pouvait compliquer la tâche des restaurateurs.

On a essayé, ça fait juste quelques minutes! La seule chose, c’est que tu dois demander une carte d'identité aussi, donc ce n’est pas parfait, dit Mme Labelle, rencontrée vendredi après-midi en face de la taverne qu’elle dirige.

Une femme devant la terrasse d'un restaurant.

Dominique Labelle, directrice générale du Château Lafayette à Ottawa

Photo : Radio-Canada

« On fait ce qu’il faut pour rester ouvert. »

— Une citation de  Dominique Labelle, directrice générale du Château Lafayette à Ottawa

Par contre, la directrice générale du Château Lafayette se désole de voir que les entreprises devront débourser des sommes pour avoir les moyens de vérifier les preuves vaccinales de leurs clients : Il faut encore avoir des appareils électroniques par contre, donc là, il va falloir que j’achète des téléphones ou des tablettes pour mes employés, afin d’éviter qu’ils aient à utiliser leur appareil personnel.

Même son de cloche du côté de Claude Bonnet, propriétaire du Moulin de Provence, dont l’établissement est situé à un jet de pierre de celui de Mme Labelle.

Je suis très heureux! Plus la technologie avance pour aider la société, mieux c'est! Il nous fallait quelque chose de pratique, de convenable et qui nous facilite la vie. C'est compliqué de jouer à l'arbitre, donc l’application, ça aide, dit M. Bonnet.

Un homme devant une terrasse.

Claude Bonnet, propriétaire du Moulin de Provence

Photo : Radio-Canada

« On n'a pas encore les appareils pour vérifier les codes, mais on va s’arranger dans les prochains jours. »

— Une citation de  Claude Bonnet, propriétaire du Moulin de Provence

Les passants croisés dans le Marché By semblaient être sur la même longueur d'onde, comme Michel Caron, qui s’est exclamé pourquoi pas! lorsqu’on lui a demandé s’il était d’accord avec le code QR. Toutefois, il estime qu’on devrait tous avoir le même code, en faisant référence au fait que chaque province a sa propre façon de fonctionner.

Je pense que ça va encourager les gens à se faire vacciner, dit pour sa part M. Eldes, un autre passant du marché. Selon lui, c’est une bonne chose, mais certaines personnes n’ont pas de téléphone, donc ça, c’est dommage, ajoute-t-il.

Rappelons que les Ontariens nés de janvier à avril peuvent télécharger dès vendredi leur certificat de vaccination amélioré avec code QR. Ceux qui ont vu le jour de mai à août pourront le faire samedi, alors que le téléchargement sera ouvert dimanche à ceux qui sont nés de septembre à décembre.

Craintes par rapport aux fausses preuves vaccinales

Parallèlement à l’annonce du code QR en Ontario, des tentatives d’obtention de faux passeports vaccinaux ont cours au Québec, comme le révélait le quotidien La Presse vendredi.

Des centres de vaccination de plusieurs endroits dans la Belle Province ont révélé devoir composer avec des tentatives apparemment frauduleuses de jeunes adultes qui tentent d’obtenir un passeport vaccinal en faisant homologuer de faux certificats de vaccination censés provenir de l’Ontario.

Des Québécois auraient donc obtenu un passeport vaccinal, c’est-à-dire un code QR au Québec, en présentant un faux certificat de vaccination venant de l'Ontario.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a refusé la demande d'entrevue de Radio-Canada sur la question vendredi, mais a affirmé par courriel être bien au fait de ces fraudes et travailler activement à les enrayer.

Steve Waterhouse, ancien officier de sécurité informatique au ministère de la Défense nationale et chargé de cours à l’Université de Sherbrooke, n’est pas surpris de cette nouvelle : Les fausses preuves vaccinales vont circuler tant et aussi longtemps que des gens vont vouloir prouver que le système n’est pas fiable.

Un homme avec une chemise blanche et une cravate.

Steve Waterhouse, ancien officier de sécurité informatique au ministère de la Défense nationale

Photo : Radio-Canada

Selon lui, les autorités auraient pu recourir à des méthodes plus traditionnelles pour éviter les tentatives de fraude. Tout le monde aurait pu utiliser son carnet vaccinal fourni déjà par les provinces et qui est en circulation partout au Canada, dit-il. Comme le système du code QR est assez simple, M. Waterhouse estime que cela facilite la falsification de preuves vaccinales.

Avec les informations de Fiona Collienne et de Rémi Authier

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