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Vérifier le passeport vaccinal, un coût supplémentaire pour les restaurants en Ontario

Des clients dans un café restaurant.

Le passeport vaccinal ontarien permet depuis le 22 septembre d'accéder aux salles des restaurants et des bars, aux salles de sport et aux boîtes de nuit, notamment.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Recrutement de gardes de sécurité à l’entrée, formation et ajout aux tâches du personnel, baisse de fréquentation : la vérification du passeport vaccinal à l’entrée des bars et restaurants en Ontario demande des ressources additionnelles, pour une industrie qui presse pour un retour à la capacité maximale des salles à manger.

S’il est trop tôt pour analyser l’impact de l’entrée en vigueur du passeport sanitaire, le président de l’Association des restaurants, hôtels et motels de l’Ontario (ORHMA) assure que les revenus du secteur ont énormément chuté et avance une baisse de 30 à 40 % en moyenne.

Nous l'avons vu en Colombie-Britannique, dit Tony Elenis. Nous commençons à voir cela en Ontario, même si ce n'est qu'à un stade précoce, et c'est parce que les clients prennent le temps de comprendre le système et de se préparer à ce qui est nécessaire.

Tony Elenis lors d'une entrevue en vidéo-conférence.

« Au début du passeport vaccinal, l'industrie a eu affaire à un certain nombre de confrontations et certaines ont été intenses », soutient Tony Elenis. Cette hostilité de la part de réfractaires a parfois justifié le recours à des services de sécurité devant les restaurants.

Photo : Radio-Canada

Outre cette fréquentation en berne, les coûts d’activité ont été touchés, ajoute M. Elenis, soit pour affecter un employé à vérifier la conformité des clients, soit carrément pour le recours à des services de sécurité pour réaliser cette tâche.

Il y a eu un certain nombre de restaurants qui ont dû embaucher une personne supplémentaire pour le programme de vaccination, affirme-t-il.

C’est le cas de Barry Taylor, responsable d'exploitation de la salle de quilles The Ballroom, qui fait aussi office de débit de boisson et de restaurant.

Un gardien est positionné à l’entrée à plein temps depuis le 22 septembre, pour un coût d’environ 1000 $ par semaine.

Après certaines mauvaises expériences liées à des gens mécontents de devoir répondre aux besoins du traçage, M. Taylor a décidé de ne pas infliger le contrôle du passeport vaccinal à ses employés.

« C'était devenu mentalement stressant pour l'équipe. Je veux dire, ils sont embauchés pour servir les tables et l'accueil des clients, pas autre chose. »

— Une citation de  Barry Taylor, responsable d'exploitation du Ballroom

À court terme, c'est encore quelque chose qui nuit à notre entreprise, poursuit-il. Mais le gouvernement ne nous a pas laissé le choix. Soit nous le faisons, soit nous ne sommes pas autorisés à rester ouverts.

Enfin des salles pleines?

Les deux pensent que l’arrivée du code QR lié au passeport vaccinal le 22 octobre facilitera le processus d’entrée dans les lieux concernés et comptent sur le fait que la nouvelle norme sera de mieux en mieux acceptée.

Pour M. Taylor, cela pourrait signifier la fin du recours au garde à l’entrée du Ballroom.

Tony Elenis et Barry Taylor attendent désormais un renvoi d’ascenseur de la part du gouvernement ontarien en ce qui concerne l’assouplissement des restrictions de capacité, pour compenser les investissements du secteur pour la COVID-19. 

Des discussions ont eu lieu en ce sens entre des responsables gouvernementaux, l’ORHMA et d’autres acteurs de l’industrie des bars et restaurants, mais une décision se fait encore attendre.

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