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Cœur de pirate dévoile son 6e album, Impossible à aimer

Une femme de profil regarde au loin.

Après avoir eu peur de ne plus jamais chanter, Cœur de pirate est de retour avec un nouvel album inspiré de la chanson française des années 1970.

Photo : Page Facebook de Coeur de Pirate / Maxyme G. Delisle

Radio-Canada

Après un album instrumental lancé au printemps à la suite d’une opération aux cordes vocales, Cœur de pirate retrouve sa voix sur Impossible à aimer. Dans ce sixième opus, elle invoque les monstres sacrés de la chanson française des années 1970 pour créer un son classique qui, elle l’espère, pourra perdurer.

C’est un album spécial, parce que je me suis vraiment laissée aller. Je me suis libérée de la pression de vouloir plaire à tout prix, et musicalement, j’ai eu du fun, a expliqué la chanteuse au micro d’Eugénie Lépine-Blondeau, chroniqueuse culturelle à Tout un matin.

Béatrice Martin, qui a grandi en écoutant Joe Dassin, souhaitait pour ce nouvel effort se payer un voyage dans le passé, à l’âge d’or de la chanson française, où selon elle tout semblait permis.

C’est un album qui est ancré dans la chanson française des années 1970. C’est quelque chose qui allait un peu dans tous les sens, autant Michel Polnareff que Dalida, a-t-elle expliqué, citant également l’influence de la musique d’Ennio Morricone.

Elle voulait également créer quelque chose d’intemporel, après avoir constaté que la facture sonore de ses anciens albums était un peu datée : Je voulais un son classique, quelque chose qui même dans 10 ans n’aura pas mal vieilli, contrairement à mes autres albums qui étaient très ancrés dans la pop actuelle. Ça n’a pas super bien vieilli, même si ce sont de bonnes chansons.

Le piano d’Alexandra Stréliski

Sur la pièce Tu ne seras jamais là, Cœur de pirate laisse à une autre personne le soin de jouer du piano, son instrument de prédilection. Et elle n’a pas choisi n’importe qui. Alexandra Stréliski est vraiment la pianiste de l’heure au rayon de la musique instrumentale. Pourquoi avoir ainsi passé le flambeau?

Après plusieurs années à jouer du piano, je pense que je commençais à être un peu tannée de m’entendre jouer. Et ça donne une autre dimension à [Tu ne seras jamais là]. C’est une chanson que je trouvais un peu quétaine, mais quand [Alexandra] est arrivée et a rejoué le piano dessus, ça a pris un autre virage, explique la chanteuse.

Cœur de pirate a coréalisé ce sixième album avec son collaborateur de longue date, le multi-instrumentiste Renaud Bastien. Ensemble, ils ont pris des risques sur le plan de la production qui s’avèrent payants à l’écoute, comme l’utilisation de la harpe et du violoncelle sur Le monopole de la douleur, ou encore le choix d'y aller a capella dans la pièce finale Hélas, où la voix de Béatrice est synthétiquement modulée.

Impossible à aimer, selon qui?

Pour ce qui est des paroles, la chanteuse explore des terrains familiers comme la rupture, qu’elle voit ici sous l’angle du lâcher-prise. Le nom de l’album fait quant à lui référence au traitement médiatique parfois linéaire des artistes, surtout féminines.

L’album s’appelle Impossible à aimer parce que pendant longtemps, avec le traitement médiatique réservé à mon égard, comme "ah, Cœur de pirate a enfin retrouvé l’amour après des années tumultueuses" [...], on m’a souvent fait la blague que ça devait être compliqué de m’aimer, explique-t-elle.

J’y repensais, et c’est un traitement complètement sexiste. Honnêtement, si j’avais été un gars, jamais on m’aurait fait ce genre de remarque là.

Avec les informations d'Eugénie Lépine-Blondeau, chroniqueuse culturelle à l'émission Tout un matin.

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