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Un centre de prévention des surdoses par inhalation ouvrira bientôt à Victoria

Une personne fume de la drogue.

Depuis 2017, l'inhalation est devenue le mode de consommation de drogues illicites le plus courant, selon des données du Bureau des coroners de la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Un premier service de prévention des surdoses par inhalation va ouvrir en novembre au centre-ville de Victoria. La régie de santé de l'île de Vancouver veut ainsi contribuer à la lutte contre la crise des surdoses aux opioïdes. En Colombie-Britannique, environ six personnes meurent chaque jour en raison de drogues toxiques.

Situé au 926, avenue Pandora, dans le centre de la capitale, le nouveau centre d'inhalation supervisée se trouvera en face de Our Place Society, un organisme venant en aide aux plus démunis, et du service de consommation supervisée de drogue par injection offert par The Harbour.

La régie prévoit ouvrir les portes du nouveau centre au plus tard à la fin de novembre. L'endroit choisi sera toutefois temporaire, car le terrain sur lequel il se trouve doit être réaménagé par la Ville de Victoria à la fin de l'année 2022. La recherche d'un centre permanent est en cours.

Selon Grant McKenzie, directeur de la communication de Our Place Society, les gens utilisent déjà une zone située de l'autre côté de la rue du site The Harbour pour inhaler de la drogue.

Les gens que vous voyez de ce côté de la route inhalent tous des drogues. Ils fument de l'héroïne ou de la méthamphétamine en cristaux ou du crack, explique-t-il.

Et la raison pour laquelle ils le font ici, c'est parce qu'ils sont près de nos travailleurs de proximité. Donc, si quelqu'un est en crise, ils savent qu'il y a des gens [pour les aider], nous avons des ambulanciers sur place, qui peuvent leur sauver la vie.

L'inhalation plus courante que l'injection

Les données du Bureau des coroners de la Colombie-Britannique confirment que l'inhalation est devenue, depuis 2017, le mode de consommation de drogues illicites le plus courant, dépassant l'injection.

Selon M. McKenzie, certaines drogues sont devenues si toxiques qu'une ou deux trousses de naloxone, ce que les personnes ont normalement sur elles, ne suffisent pas toujours à arrêter une surdose. La naloxone neutralise temporairement les effets d'une surdose.

« J'ai entendu parler de cas de personnes qui ont reçu 20 doses de [naloxone]. »

— Une citation de  Grant McKenzie, directeur de la communication, Our Place Society

La régie de santé de l'île de Vancouver gère les deux centres de consommation surveillée et de prévention des surdoses de Victoria : The Harbour et Rock Bay Landing.

Elle finance aussi le centre de consommation supervisée pour les résidents de la communauté de Johnson Street. Il s'y trouve également une clinique de soins primaires et les services de quatre travailleurs en santé mentale à temps plein.

En outre, la régie de santé de l'île de Vancouver fournit des services d'intervention en cas de surdose dans 10 ensembles de logement avec services de soutien dans le sud de l'île. Cependant, les services fournis dans les ensembles de logements supervisés ne sont accessibles qu'aux résidents des immeubles.

La crise des opioïdes continue ses ravages

Les données publiées le mois dernier montrent que la crise des opioïdes toxiques continue de faire des victimes en Colombie-Britannique à un rythme tragique.

Les villes de Vancouver, Surrey et Victoria enregistrent le plus grand nombre de surdoses mortelles.

La Colombie-Britannique est sur le point de dépasser les 2000 décès liés aux drogues toxiques en 2021, soit plus que le record de 1734, atteint l'an dernier.

En juillet, 184 décès soupçonnés d'être le résultat de surdoses ont été recensés dans la province.

L'approvisionnement en drogues toxiques continue de causer des surdoses mortelles et non mortelles à un rythme tragique et inacceptable dans toute la Colombie-Britannique et à Victoria, a déclaré Richard Stanwick, médecin hygiéniste en chef de la régie de santé de l'île de Vancouver.

Nous continuons d'ajouter des centres d'inhalation supervisée parce qu'ils sauvent des vies, a confié Sheila Malcolmson, ministre de la Santé mentale et des Dépendances.

Avec des informations de Gregor Craigie

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