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Le Centre technologique des résidus industriels célèbre son 20e anniversaire

Les bâtiments du CTRI.

Le Centre technologique de résidus industriels fête ses 20 ans.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Le Centre technologique des résidus industriels (CTRI), centre de recherche et de transfert technologique associé au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, célèbre cet automne le 20e anniversaire de sa création.

Daniel Marcotte, directeur général du Cégep de 1999 à 2013 et fondateur du CTRI, se rappelle que l’idée est venue d’un désir de pousser plus loin la recherche au niveau collégial dans la région.

On s’est rendu compte au début des années 2000 qu’on escamotait une partie de notre mandat, qui était de faire de la recherche et du développement. On en faisait à l’interne, mais rien de façon structurée, se remémore-t-il.

Daniel Marcotte devant le CTRI.

Daniel Marcotte a été directeur général du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue de 1999 à 2013. Il a contribué à la création du CTRI.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Rapidement, le créneau de la recherche en lien avec les résidus miniers et forestiers s’est imposé. Les initiateurs du projet devaient toutefois convaincre les membres du Réseau Trans-Tech de leur faire une place au sein du groupe.

Le problème quand on touchait à ces deux produits-là, c'est qu'on tombait en compétition avec d’autres centres de transferts, notamment Thetford Mines, qui s’occupait du transfert minéral, et Sainte-Foy, pour les résidus forestiers. L’idée, ce n’était pas de devenir des compétiteurs, mais de devenir complémentaires. Ça a pris quatre ans de rencontres et de contacts pour convaincre ces gens-là de nous accepter dans le Réseau Trans-Tech, explique-t-il.

Le directeur général du CTRI, Hassine Bouafif, note qu’au fil des années, des domaines d'expertise variés se sont ajoutés aux domaines miniers et forestiers.

On s’attaque maintenant au traitement des eaux contaminées. On a aussi des activités qui touchent le secteur agroalimentaire et les résidus du secteur agricole. Par exemple, le plastique d'ensilage, c’est une problématique sur laquelle on travaille au CTRI, décrit M. Bouafif.

Hassine Bouafif dans les locaux du CTRI.

Hassine Bouafif, directeur général du Centre technologique des résidus industriels (CTRI)

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

En plus de trouver une deuxième vie à des résidus industriels, le CTRI s’est également donné le mandat de trouver des applications pour des ressources minérales ou forestières sous-valorisées.

Le directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, Sylvain Blais, donne en exemple les branches qui demeuraient au sol après les coupes forestières.

Ça générerait quand même une pollution importante. Les travaux de nos chercheurs ont permis de trouver des solutions pour récupérer cette matière et la transformer, que ce soit en granules de bois, mais aussi en huiles essentielles. Les travaux que le CTRI a menés dans ce domaine ont mené des entreprises de la région à développer le secteur et on se retrouve aujourd’hui avec des entreprises qui fabriquent et vendent ces produits-là dans la région, souligne M. Blais.

Le CTRI, source de fierté

Pour Hassine Bouafif, directeur général du Centre, l’une des plus grandes sources de fierté des dernières années est d'avoir atteint la demi-finale du concours Impact Canada, organisé par le gouvernement fédéral et qui récompense de nouvelles technologies susceptibles de révolutionner l'industrie minière.

Ce qu’on a proposé, c’est la technologie de concassage par les hautes puissances pulsées. Ça a été une belle visibilité pour le Centre, mais ça a aussi été une belle reconnaissance de l’excellence de notre équipe ici en Abitibi-Témiscamingue, indique M. Bouafif.

En 20 ans, le Centre est passé de 3 à 30 chercheurs et la superficie des installations de 1500 à 32 000 pieds carrés. Néanmoins, pour Daniel Marcotte, ce sont les personnes formées qui représentent la plus grande source de fierté.

Ce qui est le plus important, ce sont les individus. On a constitué dans la région des équipes extrêmement performantes, des gens qui se démarquent. J'œuvre dans d’autres milieux actuellement et j'entends parler du CTRI. On n'avait pas ça il y a 20 ans. Là, c’est institutionnalisé et on se dote d'une belle relève. La pérennité de notre savoir, c’est ça qui est important, affirme-t-il.

Sylvain Blais devant l'immeuble abritant le CTRI.

Sylvain Blais, directeur général du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Pour les 20 prochaines années, Sylvain Blais voit le CTRI accroître sa contribution au verdissement de l’économie et étendre l’influence de ses recherches au-delà des frontières canadiennes.

Ce que les universités font à l’international, nos centres collégiaux ne sont pas encore en mesure de le faire. J’espère que dans 20 ans, le CTRI s’attaquera à des problèmes, dans son domaine d’activités, pas qu’au niveau national, mais au niveau international, souhaite-t-il.

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