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Plus de 5000 employées de CPE manifestent à Québec

Des employées de CPE ont marché dans les rues de Québec.

Des employées de CPE ont marché dans les rues de Québec.

Photo : Radio-Canada/Carl Boivin

Les bonifications salariales de 9 à 17 % consenties par le gouvernement Legault, jeudi, aux travailleuses des centres de la petite enfance ne calment pas leurs ardeurs. Elles étaient plus de 5000, affiliées à la CSN, à défiler dans les rues de Québec vendredi.

Les employées des CPE affirment que les augmentations annoncées sont un pas dans la bonne direction, mais que c’est loin d’être suffisant.

Rattrapage réclamé

Elles réclament de meilleures conditions salariales que celles consenties pour les trois prochaines années.

On veut un rattrapage salarial, on veut être reconnues. On veut que le gouvernement comprenne que ce n'est pas 17 % qu'on veut immédiatement. On veut un rattrapage avec tout le monde, explique une présidente de syndicat d’un CPE de Lanaudière, Jessie Rouleau.

Des employées de CPE ont marché dans les rues de Québec.

Des employées de CPE ont marché dans les rues de Québec.

Photo : Radio-Canada/Carl Boivin

Comme les infirmières

Les éducatrices en CPE se comparent aux enseignants et au personnel du milieu de la santé afin d’exiger de meilleures conditions de travail.

C’est un gouvernement qui méprise pas mal les gens qui s’occupent des personnes les plus vulnérables de notre société. On est dans la même gang que les infirmières, on est des éducatrices et des travailleuses de soutien qui revendiquent aujourd'hui ce qu'on aurait dû demander depuis longtemps, lance Mariana, la responsable de l’alimentation au CPE les Éclats de rire.

Les syndicats considèrent aussi que les augmentations consenties peuvent constituer un piège, puisqu'une semaine de travail, pour une éducatrice de la petite enfance, tourne selon eux autour de 34 ou 35 heures.

Les augmentations salariales maximales seraient accordées par Québec aux éducatrices formées qui accepteraient de travailler 40 heures par semaine.

Fin de la surcharge

Au-delà des salaires, les éducatrices soulignent qu’elles ont à leur charge de plus en plus d’enfants aux besoins particuliers. Elles souhaitent une meilleure organisation du travail, moins de surcharge et davantage de soutien, notamment, par l’embauche d’éducateurs spécialisés.

Les manifestantes ont marché jusque devant les bureaux du Conseil du Trésor et du ministère de la Famille à Québec, avant de se rendre devant le parlement pour faire entendre leurs revendications.

Les négociations dans le but de renouveler leur contrat de travail sont toujours en cours avec le gouvernement. Les syndiquées n'excluent pas de recourir au besoin à d’autres journées de débrayage.

Avec la collaboration de Sébastien Tanguay

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