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Des centaines d’employés gouvernementaux manifestent au N.-B.

Des manifestantes.

Les relations sont tendues entre le gouvernement provincial et ses travailleurs membres du Syndicat canadien de la fonction publique.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Radio-Canada

Plusieurs centaines d’employés gouvernementaux tiennent des manifestations d'un bout à l'autre du Nouveau-Brunswick vendredi. Ces syndiqués, représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), veulent se faire entendre et demandent au gouvernement Higgs de retourner à la table des négociations.

Une trentaine d’employés étaient rassemblés à l’entrée de l’école Edith Cavell de Moncton vendredi matin. Ils se sont ensuite dirigés vers l’Hôpital de Moncton. À ce moment, ils étaient plus d'une cinquantaine.

Des manifestants devant l'Hôpital de Moncton, le vendredi 15 octobre 2021.

Les travailleurs syndiqués demandent au gouvernement Higgs de retourner à la table des négociations.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Des manifestations sont prévues à 13 endroits de la province vendredi, devant des écoles, des hôpitaux et des palais de justice.

Un conseiller syndical du SCFP, Samuel Leblanc, veut donner son appui aux travailleurs de toutes les sections locales. Pour démontrer aussi qu’on veut que monsieur Higgs retourne à la table des négociations avec une offre sérieuse pour les travailleurs de première ligne.

Samuel LeBlanc, conseiller syndicat du SCFP.

Samuel LeBlanc, conseiller syndical du SCFP

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Selon lui, la prochaine étape sera le débrayage.

Le SCFP a toutefois informé le gouvernement provincial qu’il ne déclencherait pas de grève avant le 22 octobre, en raison de l’augmentation de cas de COVID-19 dans la province.

Un manifestant, Bryan Harris.

Bryan Harris répartiteur chez Ambulance NB, manifeste devant l'Hôpital de Moncton, le vendredi 15 octobre 2021.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Pour Bryan Harris, répartiteur chez Ambulance NB, assez c’est assez.

Ça fait plusieurs années qu’il y a plusieurs groupes qui n’ont pas de contrats signés avec le gouvernement du Nouveau-Brunswick. C’est le temps de donner des augmentations justes pour protéger des services publics.

Le surplus budgétaire mal accueilli

La province du Nouveau-Brunswick a annoncé un excédent budgétaire de 37,7 millions de dollars pour le premier trimestre. Cette nouvelle a fait bondir les syndicats.

Mardi, le porte-parole du SCFP, Simon Ouellette, affirmait que cette annonce prouvait que l’argent est là. Il espère arriver à un accord plutôt qu’une grève.

Ce surplus budgétaire annoncé par le ministre des Finances et du Conseil du Trésor, Ernie Steeves, est aussi une des raisons pour lesquelles les manifestants sont rassemblés vendredi.

« C’est quand même assez indécent de voir que le système est complètement brisé, on a des services qui sont coupés partout, notamment dans les hôpitaux. »

— Une citation de  Samuel Leblanc, conseiller syndical du SCFP

Le manifestant Bryan Harris soutient que les salaires trop bas des répartiteurs d’Ambulance NB empêchent le recrutement des employés.

Ce n’est pas une question qu’il n’y a pas d'argent, c'est une question de décider où dépenser l’argent. Il a besoin de dépenser dans les services publics pour tout le monde, affirme-t-il.

Avec les informations de Michèle Brideau

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