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Meurtre d’une fillette dans Villeray : la mère déclarée non criminellement responsable

Deux voitures de police sont stationnées devant l'immeuble.

La femme était accusée du meurtre de sa fille de 11 ans et de tentative de meurtre sur sa fille de 5 ans.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Radio-Canada

La mère de famille qui avait tué l'une de ses deux filles dans un appartement de Montréal en avril 2020 est officiellement déclarée non criminellement responsable. La juge Myriam Lachance a rendu sa décision vendredi au palais de justice de Montréal.

La mère de famille de 35 ans, qui était accusée du meurtre de sa fille de 11 ans, mais aussi de tentative de meurtre sur sa deuxième fille de 5 ans, n’a pas subi de procès en raison de son état de santé mentale.

La juge Lachance avait déclaré la semaine dernière que le procès de l'accusée n'aurait pas lieu en raison des conclusions des experts de la défense et de la Couronne, qui estimaient tous deux qu'elle n'était pas criminellement responsable de ses actes au moment des faits.

La Cour désirait néanmoins entendre les rapports et les conclusions des médecins qui ont examiné l'accusée avant de prononcer un verdict officiel de non-responsabilité criminelle. Selon les experts appelés à la barre, la femme, dont on ne peut révéler l'identité pour assurer la confidentialité des victimes, souffrait d'une grave psychose et de troubles liés à la schizophrénie au moment des faits.

Dans le verdict prononcé vendredi, la juge a notamment ordonné que la femme soit détenue dans un établissement de soins jusqu’à ce qu’on réévalue son état psychologique.

L'accusée est aussi tenue par la Cour de prendre sa médication et de s’abstenir de consommer des stupéfiants et du cannabis.

Il lui est également interdit d’entrer en contact avec son ex-conjoint et sa fille de 5 ans qui a survécu à de graves blessures lors de l’agression.

Un drame inattendu

Ces tristes événements se sont produits le 25 avril 2020 dans un appartement de la rue Rousselot, entre la rue Jarry et le boulevard Crémazie Est. Le père était présent lors des agressions. Il avait dû être traité pour un violent choc nerveux.

Des membres de la famille ont indiqué à l’époque que le couple s'était séparé trois ans plus tôt environ. La mère avait la garde des enfants et ses filles étaient en visite chez leur père le jour du drame.

Ce soir-là, les parents auraient décidé d’organiser un souper avec les enfants. À un certain moment, les parents seraient allés à l’extérieur pour discuter. La mère serait ensuite rentrée dans l’appartement et c’est à cet instant qu’elle aurait tenté de tuer ses deux filles à l’aide d’une arme blanche.

La femme, qui n’avait pas d’antécédents judiciaires, avait dû être hospitalisée en raison de blessures qu’elle s’était infligées.

Des modifications ont été apportées à cet article pour faire des précisions sur les conditions de garde des enfants.

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