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La vaccination obligatoire ne devrait pas interrompre le service, dit la PDG du CISSS

Isabelle Malo, directrice générale du CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Isabelle Malo est présidente-directrice générale du CISSS du Bas-Saint-Laurent (archives).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La vaccination obligatoire ne causera pas d'interruption de service dans les principaux départements des hôpitaux de la région, selon la PDG du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo.

Même si, selon elle, son organisation est en mesure de faire face à l'exode éventuel des employés non vaccinés, Mme Malo salue la décision du ministre de la Santé, Christian Dubé, de reporter d'un mois l'entrée en vigueur de la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé.

C'est heureux, on va aller faire des gains dans les prochaines semaines parmi nos travailleurs non vaccinés, je pense qu'il y a encore des gens qui demeurent à être convaincus. Nos travailleurs partiellement vaccinés, eux, vont aller chercher leur deuxième dose, a-t-elle affirmé en entrevue à Info-réveil.

Au CISSS du Bas-Saint-Laurent, 3,5 % des 9000 employés ne sont pas adéquatement vaccinés, soit 561 travailleurs. Près de la moitié d'entre eux ont cependant reçu une première dose.

Si ce taux de vaccination risque de s'améliorer au cours du prochain mois, il est peu probable que l'entièreté des employés soient adéquatement vaccinés d'ici la date butoir du 15 novembre.

« On aura une situation au 15 novembre qui sera précaire. Le secteur de la santé et des services sociaux est fragilisé au Québec et, comme vous le savez, le Bas-Saint-Laurent n'est surtout pas épargné. »

— Une citation de  Isabelle Malo, PDG du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Et les ruptures de service?

Si le CISSS perd des employés en raison de la vaccination obligatoire, l'organisation est en mesure d'encaisser le coup sans trop compromettre les services, estime Mme Malo. Cela aurait été le cas également, selon elle, si le décret ministériel était entré en vigueur, comme prévu, le 15 octobre.

Le plan de contingence qu'on avait soumis au ministre comprenait relativement peu de conséquences, en tout cas pas du tout au niveau des ruptures chirurgicales, obstétricales, urgences, soins intensifs... on n'était pas du tout dans ces eaux-là, dit-elle.

La porte-parole régionale de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Cindie Soucy, n'est cependant pas du même avis.

On savait que la date du 15 octobre allait être problématique dans certains centres d'activités, plus précisément au niveau de l'hôpital d'Amqui où on avait un certain nombre de [membres du] personnel qui n'étai[en]t pas vacciné[s]. Il y avait un risque réel de bris de service, explique-t-elle.

Cindie Soucy, présidente de la FIQ.

Cindie Soucy, présidente de la FIQ du Bas-Saint-Laurent (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La MRC de La Matapédia est d'ailleurs celle où le taux de vaccination est le plus bas de la région. En date du 6 octobre, 77,4 % de la population de 12 ans et plus y a été adéquatement vaccinée.

Jusqu'à maintenant, le CISSS du Bas-Saint-Laurent refuse de préciser quels établissements seront les plus touchés par son plan de contingence qui pourrait entrer en vigueur à la mi-novembre, de même qu'il ne souhaite pas divulguer les taux de vaccination par établissement.

Isabelle Malo insiste cependant sur une chose : la vaccination est primordiale.

Je suis fermement en faveur de la vaccination des travailleurs de la santé. Je pense que c'est une responsabilité professionnelle, morale, sociale, dit-elle.

On l'a vécu dans les vagues précédentes, c'est très lourd à porter quand on peut avoir des dizaines, voire des centaines d'employés retirés, des milliers à l'échelle nationale. Notre responsabilité, c'est de prendre soin des personnes vulnérables, ajoute Mme Malo.

Des infirmières de l'étranger

Pour faire face à la pénurie d'infirmières, le CISSS est d'ailleurs en démarches pour recruter à l'étranger. Neuf infirmières ont été recrutées en Europe jusqu'à maintenant.

Au cours de la prochaine année, on pourrait voir jusqu'à une quarantaine d'infirmières diplômées ou en processus d'études arriver au Bas-Saint-Laurent, affirme Isabelle Malo.

En attendant, même si la vaccination est encouragée, plusieurs syndicats de la région aimeraient que d'autres mesures soient envisagées pour permettre à leurs membres non vaccinés de conserver leur emploi.

On a des protocoles qui sont efficaces pour se protéger. [...] Je crois aussi que le dépistage plus régulier des professionnels en soins aurait pu répondre aux besoins, parce qu'on le sait, le fait d'être vacciné, ça n'empêche pas d'avoir la COVID et de la transmettre, conclut Cindie Soucy.

D'après des entrevues de Maude Rivard et d'Éric Gagnon

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