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Mairie de Gatineau : France Bélisle et Maude Marquis-Bissonnette croisent le fer

Montage d'une photo de France Bélisle (à gauche) et Maude Marquis-Bissonnette (à droite) après le débat.

Seules France Bélisle et Maude Marquis-Bissonnette ont été invitées à prendre part au débat.

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

Les candidates à la mairie de Gatineau, France Bélisle et Maude Marquis-Bissonnette, ont croisé le fer jeudi à l’occasion du débat électoral organisé par la Chambre de commerce de Gatineau et l’Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ).

Les questions de l'impôt foncier et du déficit d’infrastructures ont suscité des échanges plus vifs, malgré un débat plutôt posé.

Les deux femmes ont débattu sous quatre thématiques déterminées par la communauté d’affaires : la gestion municipale, l’urbanisme et l’habitation, le développement économique ainsi que le soutien aux entreprises.

Le parti de Mme Marquis-Bissonnette, Action Gatineau, propose une hausse de taxes de 1,9 % et le maintien de la taxe consacrée aux infrastructures de 1 %, pour un total de 2,9 %.

Il y a eu des gels de taxes. [...] Ça s’accompagne souvent de hausses de taxes, en fait, c’est inévitable. […] Ce 1 % là nous permet de faire ce rattrapage-là dans les infrastructures, a-t-elle expliqué.

La candidate indépendante chiffre plutôt une augmentation de 1,9 % des taxes. On est capable d’être créatif et voir où il y a eu des surplus pour donner un break aux gens, a fait valoir Mme Bélisle.

La politicienne devant des bannières aux couleurs du parti, soit le bleu et le vert.

La cheffe d'Action Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette, lors du dévoilement de son cadre financier (archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Dites-nous […] ce que vous allez couper parce que c’est vrai qu’en matière d’infrastructures, on ne pourra pas faire le travail si vous coupez [la taxe consacrée], a répliqué la cheffe d’Action Gatineau.

On ne va pas couper. […] On va faire des choix, ça, c’est très différent, a assuré France Bélisle. Avoir la capacité d’avoir une créativité financière, de s’asseoir, de se donner de la souplesse, d’évaluer les éléments, ça, c’est du leadership.

Avoir de la créativité, ce n’est pas une solution. C’est beau dire il faut être créatif, mais encore faut-il proposer des solutions concrètes, et moi, je ne les entends pas. On dirait que c’est de la magie parce qu’on enlève 1 % de taxes, ce qui représente des millions annuellement, a répliqué Mme Marquis-Bissonnette. Il faut avoir le courage de ses idées.

Échange serré sur l’ancien site d’enfouissement Cook

Un rapport sur les émissions de gaz à effet de serre de l’ancien site d’enfouissement Cook dans le secteur d’Aylmer a donné lieu à des échanges serrés.

On a un site Cook qui fait partie des 100 sites les plus polluants au Québec. […] Vous parliez qu’il faut investir en amont parce que finalement les dérapages en environnement nous coûtent cher, a mis de l’avant Mme Bélisle, critiquant le manque d’intervention de l’ancien conseil municipal au moment où Mme Marquis-Bissonnette était la présidente de la Commission sur le développement du territoire, l’habitation et l’environnement.

Une femme devant ses affiches électorales.

France Bélisle a critiqué la cheffe d'Action Gatineau dans le dossier de l'ancien site d'enfouissement Cook.

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

J’ai agi dans mon mandat de deux façons. D’abord, en s’assurant que, dans le Plan climat, on adresse l’avenir du site Cook, a répliqué la cheffe d’Action Gatineau. Si je suis élue mairesse le 7 novembre prochain, je m’engage à agir rapidement pour le site Cook.

L’embauche d’une direction générale, au cœur des priorités

L’embauche d’un nouveau directeur général de la Ville figure parmi leurs priorités pour les 100 premiers jours de leur mandat, si elles sont élues.

On est orphelin d’une direction générale parce qu’il y a eu des flammèches avec les gens d’Action Gatineau. […] On ne peut pas fonctionner dans une organisation si on n’a pas une tête qui s’assure de bien transmettre les orientations, de faire des suivis, de gérer la performance, et ça, c’est le rôle d’une direction générale, a critiqué Mme Bélisle.

On a envie d’une directrice générale ou d’un directeur général capable de travailler avec les partenaires, autant les élus, les organismes, les entrepreneurs que les citoyens, a souligné Mme Marquis-Bissonnette. On veut une direction générale qui est ouverte à la réalité des changements climatiques […] On veut aussi une direction générale qui est davantage prête à laisser du pouvoir aux élus.

Outre la direction générale, les deux candidates à la mairie ont toutes deux partagé plusieurs préoccupations sur des dossiers comme la relance du centre-ville et l’amélioration des délais de traitement des projets au service de l’urbanisme.

Action Gatineau, une défaveur pour les candidats indépendants?

Dans leur mot d’ouverture, les candidates sont revenues sur l’exclusion du candidat Jean-François LeBlanc au débat, lui qui n’a pas été invité, car il ne répondait pas aux critères déterminés par les organisateurs.

Nous avons été informés il y a plus de deux semaines de comment les candidats seraient choisis. Chaque candidat aurait pu signifier son malaise face aux règles qui nous ont été proposées, a souligné d’entrée de jeu Mme Bélisle. La candidate indépendante s’est rangée du côté de M. LeBlanc sur la question des partis politiques municipaux.

Le financement du parti a même le budget de la Ville. La partisanerie, la division et le manque flagrant de collaboration dans des dossiers démontrent des inégalités bien présentes et amplifient le moule oppressant dans lequel doivent rentrer les candidats indépendants et ceux des partis politiques, a dénoncé M. LeBlanc dans un communiqué jeudi.

Jean-François LeBlanc en entrevue à Radio-Canada.

Jean-François LeBlanc est candidat indépendant à la mairie de Gatineau (archives).

Photo : Radio-Canada

Le parti de Mme Marquis-Bissonnette a reçu cette année 125 000 $ pour son fonctionnement. Il n’y a rien d’illégal là-dedans. La loi permet ça, a lancé Mme Bélisle. Il y a quand même une immense défaveur pour les indépendants. […] On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a et on travaille tellement fort.

Quand on prive des candidats […] engagés dans leur communauté, qui ont siégé, qui ont porté des dossiers, de participer à ce débat d’idées, je ne peux que trouver ça extrêmement dommage, a pour sa part mentionné Mme Marquis-Bissonnette.

Seules deux candidates sur six ont pris part au débat puisqu’elles mènent actuellement les intentions de vote du sondage Navigator, publié mardi pour le compte du quotidien Le Droit et du réseau Cogeco, et qui comporte une marge d’erreur de 4 % et a été mené auprès de 510 Gatinois.

La Chambre de commerce de Gatineau avait établi, avec ses partenaires, que seuls les candidats recueillant 10 % des intentions de vote, avant la répartition des indécis, pouvaient être invités au débat.

En point de presse, une fois le débat terminé, le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Stéphane Bisson, a maintenu qu’aucune erreur n’avait été faite, mais il a fait valoir l’importance d’être à l’écoute des citoyens qui étaient nombreux à critiquer l’absence des autres candidats pendant la diffusion en direct du débat sur Facebook.

Est-ce que le 10 % aurait pu être 5 %? Est-ce que ça aurait pu être 7 %? C’est là que sera à voir où est-ce qu’on peut ajuster tout ça pour la prochaine fois, a-t-il conclu.

D’autres débats auront lieu dans les prochains jours où tous les candidats croiseront le fer.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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