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Une chiro complotiste réprimandée par son ordre professionnel

Une femme effectue un traitement de chiropratique sur un patient.

La docteure Lucie Gagnon a partagé des contenus loufoques et complotistes, estime le conseil de discipline des chiropraticiens.

Photo : LightField Studios/Shutterstock

Une chiropraticienne de Québec a contrevenu à son code de déontologie en partageant sur les réseaux sociaux de fausses informations sur la pandémie.

Fausse pandémie, magouille de l'OMS, crime contre l'humanité, Lucie Gagnon a relayé plusieurs liens vers des vidéos à saveur complotiste, autant sur sa page Facebook professionnelle que personnelle.

Le conseil de discipline de l'Ordre des chiropraticiens vient de la déclarer coupable d'avoir ainsi dérogé à l’honneur ou à la dignité de sa profession.

Avertissement

La syndic de l'ordre a d'abord adressé un avertissement à la Dre Gagnon après avoir reçu une demande d'enquête en octobre 2020.

Après avoir sommé la chiropraticienne de retirer les hyperliens litigieux, la syndic a lancé le processus disciplinaire en décembre.

À ce moment, la page Facebook de Lucie Gagnon relayait toujours des informations selon lesquelles la COVID-19 était un virus comme une grippe normale ou traitant de la puissance de l’alliance galactique et de la fausse pandémie actuelle.

La chiropraticienne Lucie Gagnon

La chiropraticienne Lucie Gagnon

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté

Liberté d'expression

Lors des audiences, l'avocat de la chiropraticienne a soutenu que la professionnelle de la santé pouvait se prévaloir de son droit à la liberté d'expression pour s'exprimer sur les réseaux sociaux.

Un chiropraticien a droit de croire aux extraterrestres et ce n’est pas une inconduite professionnelle que de le partager avec d’autres, a plaidé Pierre Daigneault, l'avocat de Lucie Gagnon.

Les membres du conseil de discipline ont balayé du revers de la main ces prétentions.

« La preuve établit que l’intimée sans nuance, sans mise en garde, sans sources ou documents crédibles à l’appui, rend disponible et facilite la diffusion auprès du public de théories, propos, convictions et/ou hypothèses qui sont à leur face même déraisonnables. »

— Une citation de  Extrait de la décision du Conseil de discipline de l'Ordre des chiropraticiens du Québec

Qualifiant les contenus partagés par la Dre Gagnon de loufoques et complotistes, le conseil estime que la chiropraticienne a outrepassé son droit à la liberté d'expression, en nuisant à sa profession.

Les membres du conseil de discipline reconnaissent que la chiropraticienne a le droit strict de ne pas être d’accord avec les prises de position de son ordre professionnel.

Les professionnels peuvent d'ailleurs l'exprimer, y compris sur les réseaux sociaux, mais doivent le faire avec retenue et dignité, rappelle le conseil de discipline.

Sanction à venir

Jointe au téléphone, Lucie Gagnon a préféré ne pas commenter la décision, se limitant à dire que le dossier n'était pas terminé.

La femme qui pratique dans l'arrondissement de La Haute-Saint-Charles sera convoquée ultérieurement pour la détermination de sa sanction.

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