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Des tests rapides offerts à la population dans les zones chaudes au Nouveau-Brunswick

Une trousse de dépistage de la COVID-19.

Des tests rapides seront offerts gratuitement aux Néo-Brunswickois qui habitent dans les régions les plus touchées par la quatrième vague de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada

Les Néo-Brunswickois qui habitent dans les régions où la COVID-19 se propage le plus rapidement pourront se procurer des tests de dépistage rapide, même s’ils ne présentent pas de symptômes de la COVID-19 et qu’ils n’ont pas été en contact avec une personne malade.

Ces trousses de dépistage sont gratuites et pourront être utilisées à la maison lorsque vous en aurez besoin. Une trousse comprend cinq tests qui doivent être utilisés sur une période de dix jours.

Les tests de dépistage sont offerts dans les mêmes régions que celles touchées par les mesures coupe-circuits, c’est-à-dire le Sud-Est et l’Ouest/Nord-Ouest de la province.

Les tests rapides seront distribués aux endroits suivants, le samedi 16 octobre, de 8 h à 17 h :

  • stationnement de Magic Mountain – 150 chemin Magic Mountain, à Moncton;
  • Perth-Andover Middle School – 20 rue Nissen, à Perth-Andover; 
  • hôtel de ville de Grand-Sault (stationnement à l’arrière) – 131 rue Pleasant, à Grand-Sault.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick précise que le programme est lancé dans les régions où les mesures coupe-circuits sont en vigueur, mais qu'il sera élargi à l’ensemble de la province.

Ce programme vise les personnes âgées de 2 ans et plus qui ne présentent pas de symptômes et qui ne sont pas considérées par la santé publique comme un contact étroit de cas confirmés de COVID-19.

Les personnes âgées de 16 ans et moins doivent être accompagnées d’un adulte pour obtenir une trousse de dépistage.

La santé publique demande aux personnes qui obtiennent un résultat positif lors d’un test de dépistage rapide de la contacter pour subir un test PCR.

Plaidoyer pour un usage répandu des tests rapides

Une enfant souriante insère une tige dans sa narine gauche.

Des élèves d'une école de Berlin prélèvent eux-mêmes des échantillons dans leurs narines pour un test rapide de dépistage de COVID-19, le 9 août 2021.

Photo : Reuters / Axel Schmidt

Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, est d’avis que l’accès aux tests rapides de dépistage devrait être plus facile, pour tout le monde.

Il est difficile de comprendre qu’on y ait si peu recours au Canada, dit-elle, alors que dans la plupart des pays industrialisés, ils sont en vente à faible coût dans les magasins, fournis aux écoles, ou même envoyés gratuitement par la poste aux citoyens.

Les gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral avaient au départ une espèce de frilosité par rapport à ces tests-là, regrette Mme Da Silva, et ont semé le doute en insinuant que les tests rapides n’étaient peut-être pas fiables.

Il faut absolument confirmer qu'ils le sont complètement, a-t-elle indiqué jeudi au Téléjournal Acadie.

Assise devant une étagère pleine de livres, Roxane Borgès Da Silva donne une entrevue par webcam.

Il est grand temps de rectifier les faits, croit Roxane Borgès Da Silva, et de rappeler que les tests rapides sont fiables pour détecter la COVID-19 chez les gens qui sont contagieux.

Photo : Radio-Canada

Le test antigénique rapide, dont le résultat est communiqué en une quinzaine de minutes, ne va fonctionner que si la personne est dans la phase d'hypercontagiosité, c'est-à-dire au moment où [un individu] va contaminer tout le monde autour de lui parce qu'il est très contagieux, explique la professeure Da Silva.

Le test PCR, effectué en laboratoire, peut confirmer une infection à tous les stades de la maladie, mais cela prend plusieurs jours.

Prévenir et gagner du temps

L'utilité du test rapide s’inscrit donc dans une perspective de prévention, de responsabilisation, d'implication de la population dans l'effort collectif de santé publique pour lutter contre la COVID, dit la professeure.

De les utiliser à la maison permettrait aussi aux gens de gagner du temps, ajoute Roxane Borgès Da Silva.

Les parents, par exemple, quand ils ont leur enfant le matin qui a le nez qui coule, un petit mal de gorge, mais rien d'autre, ça permettrait de vérifier si c'est un petit rhume passager ou si c'est la COVID, explique-t-elle.

Une adolescente insère un écouvillon dans sa narine.

Dans une école secondaire de Cheshire, en Angleterre, une étudiante effectue un prélèvement pour un test à flux latéral rapide servant à dépister la COVID.

Photo : Reuters / Jason Cairnduff

Un parent pourrait tester son enfant et s'assurer qu'il n'est pas dans cette phase d'hypercontagiosité de la COVID. Si le test est négatif, il pourrait l’envoyer à l’école plutôt que d'envoyer un enfant pour lequel on a des doutes. On ne sait pas, parce qu'on n'a pas accès au test, on l'envoie à l'école et il contamine toute sa classe, mentionne-t-elle.

Le test rapide serait aussi pratique et prudent à utiliser avant de visiter une personne âgée dans une résidence ou un centre de soins.

Avec des renseignements de Marie-Hélène Lange

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